6MOIS N12 IRAN LES VENTS CONTRAIRES PDF

Symbole actuel des armes chimiques dans les forces armées des États-Unis. Attaque au gaz durant 6MOIS N12 IRAN LES VENTS CONTRAIRES PDF Première Guerre mondiale. Ogive de missile sol-sol Honest John ouverte pour montrer les sous-munitions M139 devant contenir du sarin.


Une arme chimique est une arme spécialisée qui utilise des substances conçues pour infliger des blessures ou pour tuer des humains du fait de leurs propriétés chimiques ou de leur toxicité. Une arme chimique est dite unitaire lorsque sa substance active est stockée telle quelle avant utilisation, à la différence d’une arme binaire, dont le principe actif doit être préparé avant utilisation en faisant réagir deux ou plusieurs précurseurs plus stables généralement moins toxiques. L’usage massif d’armes chimiques est apparu lors de la Première Guerre mondiale. Le gaz CS et le gaz poivre sont les plus utilisés pour le maintien de l’ordre. Le CS est considéré comme une arme non létale, mais le gaz poivre est connu pour ses risques d’accidents létaux.

Armes non létales, les incapacitants n’ont pas vocation à tuer ni à blesser et peuvent être employés par les forces de l’ordre lors d’opérations de police. Ils peuvent également avoir une utilité tactique pour forcer des combattants à s’exposer hors de leurs positions couvertes. CS, largement utilisé de par le monde pour le maintien de l’ordre. Certaines substances employées comme incapacitants ont des effets plus durables avec un risque limité de séquelles permanentes ou de décès. Une prise en charge médicale peut cependant être utile pour faciliter la récupération. Asphyxiants — Armes létales, ils visent à interrompre la possibilité de respirer afin de provoquer la mort par asphyxie.

Vésicants — Ils attaquent les tissus en formant notamment des cloques sur la peau. Poisons respiratoires — Ils interfèrent avec les globules rouges et la respiration des tissus. Agents innervants — Ils interrompent la transmission de l’influx nerveux aux organes. VX, et à l’effet plus rapide, comme l’EA-3990 et l’EA-4056. Outre ces composés synthétiques, diverses neurotoxines d’origine biologique ont fait l’objet de recherches en vue de les utiliser à des fins militaires, notamment la saxitoxine et la ricine. Certaines substances ne sont pas à proprement parler des armes chimiques et ne sont pas contrôlées par l’OIAC mais ont pu être utilisées à des fins militaires. Statut des États vis-à-vis de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Intitulée Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’usage des armes chimiques et sur leur destruction, elle vise leur éradication complète des arsenaux de toute la planète. Dès l’Antiquité, en Chine ou en Inde plusieurs siècles avant notre ère, les traités militaires, chroniques ou manuels mentionnent la préparation ou l’emploi d’armes chimiques : bombes irritantes, fumées toxiques. Hellébore lors de la première guerre sacrée en 600 av. Des légionnaires romains auraient été victimes d’une attaque chimique, approximativement vers l’an 100. Le feu grégeois, développé aux alentours de 672, est utilisé par les Byzantins contre les Turcs pendant cinq siècles. La Renaissance voit l’emploi de barriques de chaux vive aveuglante projetée par catapulte, de grenades ou de chiffons imbibés d’arsenic. Le premier accord bilatéral interdisant l’utilisation d’armes chimiques lors des conflits est l’Accord de Strasbourg en 1675 tandis que La Déclaration de Bruxelles en 1874 est le premier accord multilatéral à cibler les armes chimiques.

Lors de la guerre de Crimée entre 1853 et 1856, les belligérants envisagent d’utiliser des obus remplis d’oxyde de soufre. Article détaillé : Gaz de combats de la Première Guerre mondiale. N’y figurent que les soldats soignés dans les hôpitaux en France, venant exclusivement des champs de bataille, ainsi que morts et blessés du corps des marines. Les Français utilisaient déjà, depuis le début de la guerre, des projectiles chargés de produits lacrymogènes et suffocants, des grenades et des projectiles lancés par un pistolet, chargés d’éther bromacétique. Les Allemands, qui disposent alors de la première industrie chimique au monde, expérimentent des projectiles à chargement spécial dès les premiers mois de guerre. Le 29 octobre 1914, ils envoient 3 000 obus  Ni  de 105 mm contenant du chlorosulfonate de dianisidine sur Neuve-Chapelle, lors d’une offensive.

Le 22 avril 1915, la première attaque chimique massive a eu lieu lors de la deuxième bataille d’Ypres durant la Première Guerre mondiale par l’armée allemande. Bsura-Rumka, qui font environ 9 000 victimes, dont 6 000 morts. Dès le mois de mai 1915, les Allemands introduisent de nouvelles substances agressives. Ces deux dernières substances possèdent des propriétés lacrymogènes et suffocantes importantes, leur conférant un pouvoir létal.

Cette même année 1915, la plupart des pays riches lancent une production industrielle de gaz de combat et d’armes chimiques. En février 1916, les Français introduisent des obus de 75 mm chargés au phosgène, premières munitions alliées avec un effet létal. Les troupes allemandes furent fortement impressionnées par cette réplique française et demandèrent à disposer de munitions aussi toxiques, relançant ainsi la production des munitions chimiques allemandes. Avant l’armistice, un obus sur quatre sortait des chaînes de fabrication muni d’une charge chimique.

De 1935 à 1936, lors de la Seconde guerre italo-éthiopienne, l’armée italienne procède à des bombardements chimiques d’artillerie et par avions employant un total de 350 tonnes d’armes chimiques. Showa autorisa en dépit de ces traités et dès 1937, durant la guerre sino-japonaise, l’usage d’armes chimiques contre les troupes ennemies et les populations civiles. La France a également poursuivi un programme de recherche sur les armes chimiques durant l’entre-deux-guerres, ce programme s’intensifiant progressivement à partir des années 1930, avec le durcissement des relations internationales. Dans les années 1930 et 1940, des centaines de recrues indiennes de l’armée britannique ont été utilisés afin de déterminer quelle quantité de gaz était nécessaire pour tuer un être humain.

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