Atlas électoral de la France 1848-2001 PDF

Situation du canton de Lannion dans le département de Côtes-d’Armor. Les atlas électoral de la France 1848-2001 PDF départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Dans les Côtes-d’Armor, le nombre de cantons passe ainsi de 52 à 27.


Grâce à un travail inédit et original, cet atlas offre la première histoire de la France électorale depuis la naissance du suffrage universel. 475 cartes dont 56 en couleurs rendent compte de tous les grands scrutins nationaux, retracent l’histoire de l’évolution des tendances politiques et montrent le rapport de force entre la gauche et la droite de 1848 à 2001.

Le nombre de communes du canton de Lannion passe de 5 à 3. Le canton est entièrement inclus dans l’arrondissement de Lannion. Le bureau centralisateur est situé à Lannion. Les données antérieures ne sont pas encore connues. Situation du canton de Lannion dans le département des Côtes-d’Armor avant 2015. Notice communale de Lannion sur le site de l’EHESS. Décret no 2014-150 du 13 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département des Côtes-d’Armor.

Article 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l’article L 191 -1 du code électoral. Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, 1798, 673 p. Bernard Gaudillère, Atlas historique des circonscriptions électorales françaises, Genève, Librairie Droz SA, septembre 1995, 839 p. Claude Motte,Isabelle Séguy,Christine Théré, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui : les communes de la France, Paris, Ined, 2003, 407 p. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 5 septembre 2018 à 18:54.

Il s’agit de la première élection présidentielle dans l’histoire de France. Cette élection du président de la République au scrutin direct de l’ensemble des électeurs resta une expérience démocratique unique jusqu’en 1965. La révolution de février 1848 a renversé la monarchie constitutionnelle au profit d’un nouveau régime républicain. L’élaboration du nouveau texte constitutionnel fut l’objet de débats ayant notamment pour objets le rôle et le mode de désignation du chef de l’État. Loin d’être uniquement théoriques, ces débats ont eu pour toile de fond un climat politique troublé par le drame des journées de Juin.

Cette commission puis l’Assemblée complète ont été agitées de vives discussions, aussi bien théoriques que politiciennes, quant au mode d’élection du chef de l’État. 6 octobre et inclus dans la Constitution adoptée le 12 novembre. De gauche à droite, et de haut en bas : Cormenin, Tocqueville, Marrast et Beaumont. Cormenin proposa que le président soit directement élu par le peuple, à la majorité relative mais avec un minimum de deux millions de voix. Elle fut ensuite amendée à la demande d’Alexis de Tocqueville. Selon lui, un président élu à la majorité relative avec les voix d’une minorité des électeurs n’aurait pas eu de légitimité.

Le principe de la majorité absolue fut adopté, mais le recours aux grands électeurs fut rejeté. Le principe d’un mandat de quatre ans était un autre emprunt au modèle américain admiré par Tocqueville. Gustave de Beaumont proposa ensuite le principe de l’inéligibilité du président sortant. Or, en privant le président, élu par le peuple, de sa ré-éligibilité et de son pouvoir de dissolution, Tocqueville et ses collègues ont, de fait, accru la dangerosité des institutions. Cette soumission de l’exécutif au législatif devint une réalité entre 1875 et sa propre élection en 1879 comme président de la République par le parlement.

Ainsi définie par Cormenin, Tocqueville, Beaumont et leurs collègues, cette conception de l’élection et du pouvoir du président fut discutée, à partir du mois de septembre, par l’Assemblée constituante. Grévy était conscient de la rivalité et des conflits d’autorité qui ne manqueraient pas d’éclater entre un président et une Assemblée tous deux issus du suffrage universel. Les libéraux, majoritaires, étaient divisés sur la question. Agitant ainsi le spectre du régime plébiscitaire bonapartiste, qui avait mis fin à la Première République après un coup d’État, Parieu visait implicitement les ambitions prêtées à Louis-Napoléon Bonaparte, ce prétendant bonapartiste qui venait d’être élu à l’Assemblée. Dans son discours, Grévy avait exprimé la même crainte :  Êtes-vous bien sûrs que parmi les personnages qui se succèderont tous les quatre ans au trône de la présidence, il ne se trouvera jamais un audacieux tenté de s’y perpétuer ?

France , répondez-vous que cet ambitieux ne parviendra pas à renverser la République ? Lamartine était également conscient de ce risque, mais sa confiance à l’égard de la nation ainsi que sa propre ambition l’incitèrent à soutenir le projet de la commission constituante en s’écriant :  Alea jacta est ! Que Dieu et le peuple se prononcent, il faut laisser quelque chose à la Providence. 1848 et ont scindé le camp républicain. Article détaillé : Partis politiques sous la Deuxième République. Si l’élection du président par le peuple avait été voulue par une majorité de députés, l’orientation politique que devrait prendre la République en cette fin d’année 1848 était loin de faire l’unanimité. Assemblée en avril, ont été ébranlés par les journées de Juin.

Sauveur de la république bourgeoise, Cavaignac a donc été nommé à la tête d’un nouveau gouvernement, dont Lamartine a, en revanche, été écarté. Montagne menés par l’ancien ministre démocrate Ledru-Rollin jusqu’aux socialistes proches de Louis Blanc. République avec les autres régimes et mouvements nationaux issus du Printemps des peuples. De plus, les socialistes veulent se compter à l’occasion de l’élection présidentielle. Louis-Auguste Blanqui, Armand Barbès ou François-Vincent Raspail. En attendant de pouvoir disposer d’une majorité à l’Assemblée, les partisans de l’Ordre auraient déjà besoin d’un puissant relai à la tête de l’État. République et, en vérité, je suis trop honnête garçon pour épouser une si mauvaise fille !

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