Brahman et Maya dans les Upanishads PDF

Inde telles que le védisme, le brahmanisme et l’hindouisme. Le terme Brahmā désigne quant à brahman et Maya dans les Upanishads PDF la manifestation du Brahman, c’est le dieu démiurge de la Trimūrti.


Veda et Upanishads pour présenter Brahman (Absolu) et Maya (Phénoménal).

Tout et qui culmine, dans le védisme, en Prajapati. Tous les dieux de la religion hindoue ne sont que des facettes, des incarnations du Brahman. Ce mot de la langue sanskrite se construit sur la racine verbale BṚH- dont le sens épouse celui des verbes français  fortifier, accroître, augmenter, agrandir . Brahman est un nom d’action de genre neutre, signifiant littéralement  fortification, croissance, augmentation . L’accentuation effectuée sur la racine verbale donne au mot la valeur d’un nom d’action dont le genre est généralement neutre : bráhman. Le  Dictionnaire philosophique  de Voltaire et l’ Anacalypsis  de Godfrey Higgins tentent de rapprocher le nom indien Brahman du nom hébreu Abraham. Il est décrit comme la réalité infinie, omniprésente, omnipotente, incorporelle, transcendante et immanente qui est la base divine de toute l’existence.

Il est grammaticalement neutre, mais peut être exceptionnellement traité comme masculin. Il est vérité infinie, conscience infinie et bonheur infini. Ishvara peut complètement être identifié avec la vérité suprême Brahman, comme par la philosophie Dvaita Vedānta, ou partiellement comme une manifestation mondaine du Brahman. Voici comment Brahman est défini dans la Bhagavad-Gītā :  Cet univers est tout entier pénétré de Moi, dans Ma forme non manifestée. Tous les êtres sont en Moi, mais je ne suis pas en eux. Dans le même temps, rien de ce qui est créé n’est en Moi. Je soutiens tous les êtres, Je suis partout présent, et pourtant, Je demeure la source même de toute création.

La fascination d’un yogi pour les Dieux peut être un obstacle dans l’atteinte du Brahman :  Celui qui se laisse fasciner par un Dieu, si grand soit-il, a plus de peine à conquérir Brahman que le ver de terre qu’attend encore une évolution infinie. Le terme brahman figure dans les textes les plus archaïques du védisme. Les Brahmasutra forment une collection incomplète d’aphorismes dont l’auteur serait Bādarāyaṇa, dont la date varie de 200 ans avant l’ère courante à 200 ans de l’ère courante. Selon la philosophie de l’Advaita Vedānta, le Brahman est la réalité ultime. Par rapport à lui, tout autre, comprenant Dieu et le monde sont une illusion. Selon la philosophie du Dvaita Vedānta, le Brahman et le Dieu sont un et le même. Dieu peut être considéré pour avoir une forme anthropomorphique pour le culte de la dévotion.

Jean Herbert et Jean Varenne, Vocabulaire de l’hindouisme, Dervy, 1985, p. Jean Filliozat, Les philosophies de l’Inde, PUF, 2012, p. Bellinger, éditions le Livre de poche. Renou, Dictionnaire sanskrit-français, page 521, orthographie ce mot  brâhmanique , le Larousse 2006 l’orthographie, sans accent circonflexe,  brahmanique . Quelques aspects d’une sādhanā, de Ma Suryananda Lakshmi, Albin Michel, 1963, p.

117 : référence à L’Enseignement de Râmakrishna, Albin Michel, Paris, 1949, 1490-1491. Zysk, The Origins and Development of Classical Hinduism, Éd. Oxford University Press US, 1991, page 7. Eliot Deutsch, Sylvie Girard, Qu’est-ce que l’Advaita Vedanta? The Perennial Dictionary of World Religions, page 118, cite :  Truly, there are two modes of Brahman, the formed and the formless, the mortal and the immortal, the stable and the unstable, the this and the that .

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 22 juillet 2018 à 16:15. L’origine dans le temps des textes védiques est une question qui est l’objet de débats tant en Inde que parmi les indianistes européens. Le passage du védisme au brahmanisme commence avec la rédaction des Brāhmaṇa, spéculations rituelles en prose. Et la transition du brahmanisme à l’hindouisme s’accompagne de la rédaction des Āraṇyaka puis des Upaniṣad. Ce corpus littéraire, un des plus anciens que l’on connaisse, est la base de la littérature indienne.

La sémantique du nom veda- s’étend donc du sens de  découverte, révélation  qui correspond à l’expérience des premiers sages védiques qui entendirent le son primordial manifesté par le Véda originel, jusqu’au sens de  science, savoir  donné aujourd’hui par l’hindouisme à ce mot. En cohérence avec cette mentalité, les indiens de tous les temps considèrent aussi le Veda comme unique, dynamique, et incréé. La coopération du Veda aux cycles cosmiques permet à la culture indienne d’y accrocher les phases successives de son évolution. Le Veda reste toujours cette force agissante singulière qui manifeste le fondement dynamique de l’univers.

La principale difficulté est l’inconnue de la longueur d’une tradition orale qui a précédé la fixation par l’écriture. Pour des auteurs indiens comme Lokamanya Bâl Gangadhar Tilak, l’origine remonte beaucoup plus loin. La littérature indienne classique comprend deux catégories de textes, les textes  sacrés  qu’elle rattache à la Shruti, écoute des manifestations du Veda, et les œuvres profanes nées de l’inventivité humaine, transmises par la Smriti, la mémorisation. Pour la culture indienne, ces textes fondamentaux intègrent le Véda,  connaissance  absolue, qui s’exprime par le son primordial de l’univers révélé aux Rishi, et le murmure produit par son activité modulé dans l’expression orale du contenu littéraire des Saṃhitā. La multiplicité des Veda-saṃhitā et des textes  sacrés  qui s’intègrent ensuite progressivement au Veda incite certains érudits à nommer  les védas  les différentes Saṃhitā et les textes subséquents qui s’y rattachent, tels les Brahmana, les Aranyaka, les Upanishad.

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