Corsaire de la République PDF

Réplique de corsaire de la République PDF du Renard, bateau de corsaire armé par Surcouf en 1813. Cette forme de guerre navale est appelée  guerre de course . Les corsaires sont des civils mandatés par  lettre de course  des autorités de leur nation qui, en temps de guerre, combattent d’une façon indépendante avec un statut équivalent aux militaires les navires sous pavillon étrangers mais sans être rattaché à un état-major, tout en obéissant aux lois de la guerre.


Les pirates, au contraire, pratiquent le banditisme. La piraterie n’a pas disparu avec la fin de la marine à voile, elle est toujours pratiquée aujourd’hui sur les océans et notamment au large de la Corne de l’Afrique où des navires de guerre protègent le commerce maritime sur une zone aussi étendue que le continent européen. La confusion résulte du fait que les corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s’attaquant à leur commerce et que, jusqu’à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate étaient employés indifféremment. La guerre de course apparaît en même temps que les États féodaux. La guerre de course a souvent été utilisée par un belligérant pour pallier l’insuffisance de ses moyens à l’encontre d’un adversaire disposant de la suprématie navale. Ce système est très avantageux pour l’État : le poids financier de l’armement corsaire est à la charge de l’armateur et le gouvernement touche une part dans la revente des prises opérées par le corsaire. La guerre de course est particulièrement active pendant la guerre de Succession d’Autriche.

Les aventures de ces  corsaires  sont généralement pittoresques mais sans grande conséquence sur le déroulement des deux conflits. Une frégate corsaire de Dieppe en 1745. Ils utilisaient souvent des navires de petite taille, rapides et manœuvrant allant de discrets cotres, ou couramment des bricks jusqu’à, pour les plus prestigieux, des frégates. Avec ces navires, ils pouvaient exécuter des abordages en mer en utilisant plutôt la surprise que la force. En effet, il fallait alors assurer la manœuvre du navire et surveiller l’équipage prisonnier, ce qui n’allait pas sans risque.

Ils concluent un contrat appelé chasse-partie quelques jours avant le départ, toutes les décisions sur la destination, l’objet de l’expédition et les prises étant collectives. S’il y a possibilité de s’approcher du navire ennemi par ruse en arborant un pavillon neutre ou allié il y a une  obligation  de hisser, à partir d’une certaine distance, le pavillon véritable. Garneray ou dans les archives maritimes, que les prisonniers utilisent cet argent pour soudoyer les geôliers, améliorer l’ordinaire, etc. Les marins ennemis sont prisonniers de guerre : ils peuvent être soit libérés à la fin des hostilités, soit échangés, ou encore libérés contre rançon.

Le capitaine corsaire déposait à l’Amirauté son rapport de mer dont l’examen par les officiers d’administration déclenchait une procédure de plusieurs jours. Personne n’avait le droit de descendre à terre avant que les officiers d’administration n’aient dressé le procès verbal d’inspection du navire, vérifié que les scellés apposés par l’écrivain de bord sur les coffres, malles et armoires de la prise fussent intacts. Ensuite ils apposaient leur sceau sur les écoutilles pour éviter que des parties du butin de prise ne fussent débarquées à la nuit tombée. Enfin, ils interrogeaient les prisonniers et les menaient vers les prisons de la ville. Alors seulement, l’équipage pouvait quitter le navire et attendait le verdict du Tribunal des Prises, nécessaire avant la vente aux enchères du butin de prise. Amirauté qui statuait sur la légitimité des captures.

This entry was posted in Actu, Politique et Société. Bookmark the permalink.