De l’ambition PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Les Bonnes est une de l’ambition PDF de théâtre de Jean Genet, dont la première représentation eut lieu en 1947. Comme l’a bien précisé Jean Genet, la pièce n’est pas un plaidoyer pour les domestiques. Lors de l’interprétation de l’ouvrage Les Bonnes à l’Athénée, ce théâtre donnait ensuite une pièce de Jean Giraudoux lors d’une même représentation, et cette dernière fut ovationnée : le public voulait ainsi confirmer et souligner son hostilité aux Bonnes en valorisant la seconde représentation. La pièce est, d’après l’auteur lui-même, destinée à établir un malaise chez le spectateur.


De l’Ambition sera créée dans une mise en scène de Yann Reuzeau du 9 septembre au 18 octobre 2015 au Théâtre du Soleil (Cartoucherie de Vincennes). Une pièce sur les tiraillements psychologiques de cinq adolescents l’année de leur bac – en proie aux doutes, à la frustration et aux questionnements face à la construction de leur avenir.

Malaise sans doute d’abord personnel, comme le prouve la présentation très dure pour lui et le milieu du théâtre que Genet propose à l’éditeur Jean-Jacques Pauvert en 1954 :  Il vous faut donc une présentation. Mais que dire d’une pièce dont j’étais détaché avant même qu’elle fût achevée ? Dans cette lettre à l’éditeur, Jean Genet avoue qu’il n’aime pas le théâtre,  on s’en convaincra en lisant la pièce. Car même les très belles pièces occidentales ont un air de chienlit, de mascarades, non de cérémonies. Ce qui se déroule sur la scène est toujours puéril.

La beauté du verbe quelquefois nous trompe quant à la profondeur du thème. Ce dont Jean Genet a l’ambition, c’est  obtenir que ces personnages ne fussent plus sur la scène que la métaphore de ce qu’ils devraient représenter. Je m’accuse donc de m’être abandonné sans courage à une entreprise sans risques ni périls. La pièce est mal accueillie à sa création : elle n’est pas applaudie et le metteur en scène est violemment critiqué. Ce ne sera pas la dernière fois, la « bataille des Paravents » restera dans l’histoire. Les critiques sont très virulentes et nombreuses. Plus de cinquante articles paraissent dans les mois qui suivent la première représentation.

Dans la plupart des cas, la pièce est jugée sur-jouée, longuette, malsaine. Il faut également se reporter au contexte d’après-guerre, marqué par une volonté de réaffirmation de valeurs morales. Néanmoins, la puissance dramatique des Bonnes a été reconnue. On peut considérer après coup que le théâtre de Genet était légèrement en avance sur son temps, en comparaison au théâtre de Jean Giraudoux, très à la mode à cette époque. La pièce laisse une grande possibilité de mise en scène, en passant du style très chargé d’un appartement bourgeois de Louis Jouvet, à la scène très épurée d’Alain Ollivier.

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