Eucologe: Partie D’Ete PDF

L’appellation la plus courante reste cependant  chant mozarabe . La province romaine d’Hispanie est une des premières de la partie occidentale de l’Empire romain à être christianisée, eucologe: Partie D’Ete PDF favorisé par trois causes importantes: l’existence de riches communautés juives anciennes, la nombreuse population d’origine romaine et la prompte activité évangélisatrice en Hispanie. L’État national chrétien qui se constitue est à deux têtes: le roi et l’archevêque de Tolède, chef de l’Église. Le gouvernement est contrôlé par une assemblée d’évêques, d’abbés, de clercs et de grands laïcs.


Le concile, présidé par le roi et dirigé par l’archevêque de Tolède, légifère sur les questions religieuses et civiles. Le chant mozarabe, avec sa liturgie, naît au début de l’évangélisation de la Péninsule et s’affirme sous le règne des Wisigoths. L’un des aspects les plus frappants du travail des pères wisigoths, dont les écrits forment en quelque sorte une passerelle culturelle entre l’antiquité chrétienne et le Moyen Âge, est l’utilisation des paragraphes et phrases pris ailleurs que dans le Livre des Psaumes. Parmi ceux-ci, on peut citer des éléments pré-romains et romains. Les diverses liturgies religieuses de l’Antiquité contenaient toutes des systèmes de récitation et d’organisation tonale. L’interrelation culturelle produite dans le territoire de l’Empire romain rend très difficile la tâche de distinguer les unes des autres, surtout quand entrent en contact des chrétiens des autres régions de l’Orient et l’Occident. Un autre exemple est l’évolution commune du récitatif, qui dans les trois liturgies part d’une  corde mère  sur Ré, suivant un schème de montée-descente Do-Ré, Ré-Do.

Isidore de Séville qui rédige également le Livre des offices ecclésiastiques. L’organisation des chants distincts s’assume dans les divers missels, codex liturgiques et dans les règles monastiques. Après la conquête musulmane de la péninsule Ibérique en 711, l’originalité de la liturgie hispanique et du chant qui lui est associé, est étrangement sauvegardée aussi bien dans les noyaux chrétiens restés isolés dans le nord que dans les communautés chrétiennes qui demeurent sous autorité musulmane. Les neumes au tracé fin et ondulé, à la calligraphie très soignée, montrent une remarquable richesse sémiologique. Bibliothèque Nationale d’Espagne, de la cathédrale de Tolède.

La disparition progressive du chant hispanique survient au moment où les scholæ ecclésiastiques cherchent à fixer exactement la mélodie sur le parchemin et non approximativement comme cela se passait dans la notation neumatique in campa aperto. Mais ces nouvelles techniques diastématiques ne s’utilisent que pour l’écriture du chant grégorien. Ce phénomène ne se produit pas dans les autres noyaux chrétiens, principalement en Navarre et les Asturies, qui maintiennent pour signe d’identité l’héritage wisigoth et qui sont réticents à assimiler le rite romain, toujours associé au pouvoir impérial des Carolingiens et plus tard aux Germains. Bien que le dynamisme de la société andalouse permette aux chrétiens de participer à la culture civile en assumant l’arabe comme langue savante, ils maintiennent le latin comme langue de communication et conservent intact l’héritage liturgique et musical de l’époque wisigothe. La pression progressive sur cette population chrétienne provoque un mouvement migratoire croissant vers le nord. La réforme du rite romain et les actions entreprises par les Carolingiens pour l’implanter dans tout l’Empire ne produisent aucun effet dans la Péninsule ibérique, excepté sur les territoires de la Marca hispanica au nord-est, contrôlés par Charlemagne.

Si le remplacement de la liturgie hispanique par la grégorienne est brutal et expéditif en ce qui concerne la messe et l’office divin, il n’en va pas de même avec les autres rites et leurs célébrations ne sont pas toutes identiques dans le territoire sous influence du Saint Empire. Cortes de Castille en décembre et décide de restaurer le siège ecclésiastique de Tolède, avec le rang d’archevêché. Le premier archevêque élu est Bernard de Sédirac, moine bénédictin de l’abbaye de Cluny, devenu abbé de Sahagún en 1080. Extérieur de la chapelle mozarabe de la Cathédrale Santa María de Tolède.

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