Flore Mascareignes, glossaire, 1987 PDF

Les notions de Côte-au-vent et de Côte-sous-le-vent sont les déterminants clés du climat réunionnais. Brouillard piégé dans le cirque flore Mascareignes, glossaire, 1987 PDF Mafate au niveau du Maïdo.


La Ravine Blanche en crue au Tampon durant le passage du cyclone Gamède le 27 février 2007. C sur les sommets et de la neige peut être observée sur le Piton des Neiges ou sur le Piton de la Fournaise. Les précipitations sont caractérisées par de fortes disparités. La Réunion est le seul obstacle majeur aux vents charriant les masses d’air humide en provenance de l’océan Indien, tandis que de nombreuses tempêtes tropicales et cyclones balaient la région. Coupe topographique synthétisant le gradient thermique sur l’île. Les alizés tendent aussi à rafraîchir l’air ambiant.

Les courbes des isothermes suivent globalement le relief. La moitié est de l’île est plus fraîche que la partie ouest. Les maxima et minima sont relevés respectivement au cours de l’été et de l’hiver austral. La température la plus basse est mesurable entre 6 et 7 heures, et correspond au point de refroidissement maximal de la nuit. Inversement, vers 13 heures, le soleil a réchauffé au maximum le sol ainsi que l’air. Arrivée de nuages amenés par les alizés sur la Côte-au-vent. Article connexe : Hydrologie de La Réunion.

La côte est, nommée Côte-au-vent, reçoit les masses d’air humide de l’océan Indien, portées par les alizés. Les vents se heurtant au relief de l’île génèrent des précipitations orographiques. Il s’agit dans les deux cas de situations extrêmes en France, et même à l’échelle planétaire pour le cas de Sainte-Rose. L’ensoleillement varie au cours de l’année en fonction des saisons, les journées d’hiver, plus courtes, étant éclairées par un soleil plus bas. L’énergie solaire reçue par unité de surface est aussi fonction de la présence de nuages. En raison des nombreux pitons, remparts et ravines des Hauts, certaines parties du cœur de l’île sont peu exposées au soleil. La forêt des Hauts-sous-le-Vent à Saint-Paul noyée dans le brouillard.

Le pourcentage est plus élevé en altitude, du fait de températures proches du point de rosée. Cela ne doit pas cacher le fait que l’air des Hauts contient moins de vapeur d’eau par unité de volume. Ces couples hygrométrie-température expliquent que le brouillard ne concerne que les Hauts. L’humidité relative couplée à la température définit l’indice humidex, qui modélise la notion de confort et d’inconfort d’une situation donnée. Ajouté au vent, ce modèle constitue le concept de température ressentie, laquelle varie constamment sur l’île. La morphologie aux reliefs élevés de la Réunion contraint les alizés à contourner les Hauts, générant trois zones spécifiques : la première est celle où les vents se heurtent frontalement aux reliefs. La deuxième est située sur la tangente aux deux côtes où le vent accélère au large en soufflant parallèlement aux alizés originels.

L’île génère des vents endogènes, dus à la variation journalière des températures. En journée, le soleil chauffe les terres, provoquant un courant ascendant d’air chaud qui se refroidit en altitude et redescend sur le large marin, avant d’être poussé sur les côtes, entamant un nouveau cycle. La circulation de l’air sur l’île est très complexe en raison de l’interaction des alizés et des brises de mer et de terre, dont les dynamiques de progression sont très fortement perturbées par le chaos topographique propre à la géographie de La Réunion. Dans le cœur de l’île, si les vents sont globalement faibles, la mesure variera à l’extrême entre le sommet d’une crête et le fond d’un cirque, selon que l’endroit est protégé par un piton ou exposé sur un îlet.

Des variations d’intensité et d’orientation se rencontrent également à l’échelle d’une journée sous l’effet des brises de terre et de mer, ainsi que d’autres paramètres locaux plus complexes. La quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère est fortement liée à l’évaporation et s’avère donc importante sur cette île tropicale. L’essentiel des fluctuations a lieu au-delà du cercle polaire sud, où le trou de la couche d’ozone évolue au-dessus de l’antarctique. Cependant, la complexité topographique ne permet pas la généralisation, surtout dans les très basses couches terrestres de la troposphère où les facteurs météorologiques interagissent et fluctuent à plusieurs échelles de temps. Coucher de soleil en fond avec un sommet. Au premier plan, une mer de nuages blancs.

Coucher de soleil sur une mer de nuages. Deux cas de figure peuvent alors se présenter. Dans un cas normal, la fin de la journée conduit au refroidissement des terres, ce qui dissipe les nuages. Ce mécanisme de création nuageuse est observable sur la Côte-au-vent, notamment parce que les alizés y sont plus faibles et déviés par les montagnes. L’espace central de chaque cirque est entouré par de très hauts remparts abrupts, pouvant atteindre une dénivellation de l’ordre du kilomètre. Ainsi, les cirques sont protégés des alizés et de l’advection de nuages océaniques.

De la même façon que pour la Côte-au-vent, un schéma-type se reproduit. La situation varie en fonction de chaque cirque, selon la configuration topographique, ouverture, altitude des remparts, position, etc. Cumul des trajectoires des cyclones tropicaux dans le sud-ouest de l’océan Indien entre 1980 et 2005 : La Réunion est dans une zone très touchée. Le principal phénomène climatique dangereux est celui du cyclone tropical, principalement entre décembre et mars. L’île de la Réunion est située sur la zone de passage des cyclones tropicaux, avant leur affaiblissement. L’île peut être touchée à n’importe quel stade de leur développement. Réunion, le passage d’un cyclone est synonyme de coupure d’électricité et de routes impraticables, surtout dans les Hauts.

This entry was posted in Tourisme et Voyages. Bookmark the permalink.