Habiter le patrimoine : Enjeux, approches, vécu PDF

Please forward this error screen to ns7. Habitat troglodytique de Dara, en Turquie. Galerie à Geulhem, Limbourg, aux Pays-Bas. L’habitat troglodytique est, depuis la Préhistoire, une architecture, rudimentaire ou somptueuse, présente dans habiter le patrimoine : Enjeux, approches, vécu PDF traditions consistant à aménager des habitats souterrains ou creusés dans le rocher à flanc de montagne.


Comment les sociétés contemporaines  » habitent-elles  » les lieux, les sites, les monuments qu’elles constituent en patrimoine ? Comment investissent-elles le cadre matériel auquel elles attribuent une valeur patrimoniale et dans lequel elles sont, tout de même, appelées à évoluer, à circuler, à travailler, à construire, à consommer et à produire ? Autre question : que peuvent nous apprendre les modalités avec lesquelles les groupes sociaux réinvestissent les lieux patrimoniaux sur les rapports que ceux-ci entretiennent avec l’espace ? C’est à ces questions que cherchent à répondre les textes de trente-sept auteurs (des géographes, des sociologues, des historiens, des ethnologues) réunis dans cet ouvrage. Habiter le patrimoine explore ainsi la multitude des rapports que l’Homme tisse avec ses spatialités patrimoniales, les expressions de l’habiter, les pratiques qui s’y attachent, les contraintes qui y sont liées, les conflits générés ou le potentiel qui s’en dégage… dans le contexte de la société du début du XIXe siècle.

The cave boy of the age of stone, Margaret A. Le peuple antique des Troglodytes vivait en Égypte, à proximité de la mer Rouge, installé dans les anfractuosités des rochers. Ainsi dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien donne une description des Troglodytes tout en les associant à divers peuples plus ou moins mythologiques, les Garamantes, les Augyles, etc. Les Garamantes ne contractent point de mariages, et les femmes sont communes. Les Augyles n’honorent que les dieux infernaux. Les Gamphasantes, nus, ignorants des combats, ne se mêlent jamais aux étrangers. Homo anthropomorpha désignant une variété de créatures mythologiques et proches de l’homme, comme le troglodyte, le satyre, l’hydre, le phoenix.

Quant à Montesquieu dans les Lettres persanes XI à XIV, il relate l’histoire des Troglodytes mais la fable, sous couvert de description d’un peuple d’Orient, à la mode à cette époque, a pour but de développer les idées de l’auteur sur les mœurs de la société. Le Petit Larousse de 1920, publie une photographie avec une note qui présente les troglodytes comme des sortes de sauvages : ainsi, les auteurs rapportent que Pline l’Ancien, Ptolémée et Strabon ont parlé des Troglodytes : selon Strabon, ils ne cultivaient pas la terre mais habitaient les anfractuosités des rochers et vivaient des produits de leur chasse. Les femmes et les enfants étaient en commun. Débarrassée de la mythologie, la vision accordée au mode de vie trogodytique s’est nuancée d’autant qu’il est universel, dans le temps et l’espace, et prend des formes assez variées adaptées aux climats, à la possibilité d’utiliser les cavités naturelles ou de les creuser et, aux catégories sociales y vivant temporairement ou de façon permanente. La toponymie reflète la richesse des sites et des situations du troglodytisme en France et une histoire ancienne. La forme revêtue par les structures pour la vie souterraine est assez diversifiée.

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