Infanticides et néonaticides PDF

La grossesse est un état transitoire avec des bouleversements hormonaux, corporels, psychologiques, familiaux et sociaux. Normalement, la période de grossesse laisse le temps d’accepter la grossesse, de s’attacher au fœtus, et de se préparer à la naissance et aux soins du nouveau-né. Progressivement des représentations de l’enfant à venir se construisent : l’enfant imaginaire correspond à l’idéal maternel, l’enfant fantasmatique correspond à l’inconscient maternel, et l’enfant réel commence à apparaître avec l’échographie. Pour beaucoup de femmes, la grossesse peut être un temps de craintes et de doutes infanticides et néonaticides PDF sont le plus souvent surmontés.


Ce livre se propose de donner du sens au non sens des actes meurtriers d’enfants. En effet, nous ne pouvons pas nous contenter d’un discours de surface qui laisserait penser que l’on tue son enfant pour des raisons sociales, de pauvreté, de divorce, ou toute autre explication rationnelle. Nous devons tendre vers une analyse qui s’inscrit dans notre spécificité humaine, qui approche notre identité relationnelle, là où la vie, affective et émotionnelle, fonde notre être, et nous rend Sujet. Ainsi, dans cet ouvrage, nous irons vers une compréhension profonde, intérieure, qui va là d’où les émotions surgissent et où se créent des enjeux psychiques souvent insoupçonnables, à l’origine de chaque histoire singulière. La compréhension ne cherche pas à excuser le crime commis mais à transformer le fait divers en récit de vie, afin de l’appréhender autrement et de le prévenir.

Mais il est des cas où les peurs sont telles qu’elles conduisent des femmes à nier leur grossesse. D’autres études indiquent que le déni jusqu’à l’accouchement est de l’ordre de un cas pour 2500 grossesses. Dans quelques cas, des femmes en état de déni reconnaissent leur grossesse au vu de leur image échographique. Le déni est dit partiel lorsque la grossesse est reconnue à partir du 5e mois, et total lorsque le déni se poursuit jusqu’au terme. Toutefois, depuis les années 2000, il apparaît qu’il n’existe pas de  profil type  du déni de grossesse.

Il semble que le stress et les conflits psychologiques provoqués par la grossesse peuvent conduire à un mécanisme de déni chez des femmes jusque-là bien adaptées à d’autres situations. Les femmes déniant leur grossesse constitueraient alors un groupe hétérogène, sans caractéristique distinctive claire. Une échelle de risque, à visée préventive, est presque impossible à construire. Faute de la conscience d’être enceinte, le ventre peut ne pas grossir visiblement, la grossesse peut passer inaperçue de l’entourage. Quand le bébé commence à bouger, la femme n’y prête pas attention ou interprète ces mouvements comme sans lien avec une grossesse.

Au moment de l’annonce du déni par le médecin et la prise de conscience par la femme qu’elle est bien enceinte, son corps peut alors se transformer en un temps record. Dans le déni partiel, les femmes peuvent accepter leur grossesse et s’attacher au fœtus, sans conséquence néfaste pour l’enfant. Quand le déni est total, jusqu’au terme de la grossesse, l’accouchement non assisté est un choc psychologique très important pour la mère qui n’a pas pu se préparer psychologiquement à l’accueil de l’enfant et n’a pas recours à son entourage. L’accouchement est prématuré, avec un enfant de petit poids de naissance.

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