Journal de L’Anatomie Et de La Physiologie Normales Et Pathologiques de L’Homme Et Des Animaux, Volume 17 PDF

Elles sont situées sur le substrat tonsillaire, entre les deux piliers, recouverts de muqueuses, sur les côtés latéraux journal de L’Anatomie Et de La Physiologie Normales Et Pathologiques de L’Homme Et Des Animaux, Volume 17 PDF la cavité. Chaque tonsille palatine a la forme d’un ovoïde aplati, à grand axe oblique en bas, en arrière et en dedans. Les tonsilles palatines sont composées, sur un à deux centimètres d’épaisseur, de tissu lymphatique. Cette capsule est traversée par des trabécules, qui contiennent de petits vaisseaux sanguins, des nerfs et des vaisseaux lymphatiques.


Ces trabécules divisent la tonsille en lobules. Sa face latérale, lorsque la tonsille palatine est pédiculée, n’adhère au fascia pharyngobasilaire que par sa partie inférieure. En haut, existe donc, entre tonsille palatine et paroi pharyngée, un récessus, prolongement de la fosse supra-tonsillaire, dit fosse rétro-tonsillaire, et qui est le siège habituel des phlegmons para-tonsillaires. Il y a environ de dix à trente cryptes, qui fournissent une grande surface de contact entre les influences de l’environnement et les tissus lymphoïdes. Les cryptes s’étendent à travers toute l’épaisseur de la tonsille palatine, atteignant presque son hémicapsule. Dans les tonsilles palatines saines, les ouvertures des cryptes sont comme des fissures, et les parois de la lumen sont en apposition. Des macrophages et d’autres globules blancs se concentrent ainsi dans les cryptes tonsillaires, en réponse à des micro-organismes attirés par les cryptes.

L’approvisionnement en sang est fourni par quatre artères. La tonsille palatine est irriguée par l’intermédiaire de deux pédicules. Ces artères traversent le muscle constricteur supérieur, qui joue le rôle de sphincter. Elles se divisent au niveau de la capsule et s’anastomosent en un plexus intracapsulaire. Les joues ont été fendues transversalement et la langue tirée vers l’avant. Les vaisseaux antéro-supérieurs possèdent des troncs obliques, en bas et en arrière, croisent la face profonde du muscle stylo-hyoïdien et du ventre postérieur, s’insinuent entre l’artère carotide externe, à sa jonction avec l’artère faciale, et le XIIe nerf crânien et aboutissent au groupe des nœuds jugulo-digastriques, situés sur la face externe de la jugulaire interne.

Dans les cryptes s’accumulent, en petites quantités, des restes alimentaires ou cellulaires, qui sont colonisés par des bactéries. Du côté des tonsilles palatines viennent des leucocytes et des cellules épithéliales exfoliées. L’excrétion de ce caséum est souvent confondue, par les profanes, avec une tonsillite. Les détritus seuls, sans autres symptômes tels que douleur, malaise ou fièvre, ne sont pas un signe d’infection, mais tout à fait normaux. La plupart des experts médicaux reconnaissent que les tonsilles palatines, souvent, ne font pas bien leur travail. Dans de nombreux cas, elles deviennent plus un obstacle qu’une aide.

Il se peut que les tonsilles palatines aient évolué dans un environnement où les humains n’étaient pas exposés à autant de germes que maintenant, où l’être humain vit dans des zones où les populations sont relativement importantes. Outre l’immunité humorale induite par les cellules B des tonsilles palatines et des adénoïdes, à la suite d’une stimulation antigénique, il y a une importante réponse des lymphocytes T dans les tonsilles palatines. Au total, donc, plusieurs éléments de preuve directs et indirects indiquent que les tonsilles palatines sont continuellement engagées dans les réponses immunitaires locales à des micro-organismes. Si les lymphocytes tonsillaires sont submergés par cette stimulation permanente, ils peuvent être incapables de répondre à d’autres antigènes. La réponse immunitaire, en particulier dans les tonsillites récurrentes, peut alors être compromise. Le réseau des cytokines représente un système régulatoire très sophistiqué et polyvalent, qui est essentiel au système immunitaire pour surmonter les diverses stratégies de défense des micro-organismes.

Les tonsilles palatines se développent au cours du vieillissement du sujet, de 4 à 16 ans, avant de s’atrophier progressivement. La tonsille palatine est un site où se concentrent les infections potentielles et c’est l’un des principaux tissus immunocompétents de l’oropharynx. Dans la plupart des cas, des virus sont responsables de ce qui est communément appelé rhume avec mal de gorge. Ces dernières affectent d’autres tonsilles de l’anneau pharyngien. Chez les enfants, les tonsilles palatines sont des sites communs d’infections qui peuvent donner lieu à une tonsillite aiguë ou chronique.

Cependant, c’est encore une question ouverte de savoir si l’hypertrophie des tonsilles palatines est aussi causée par une infection persistante. Parfois, la gorge est sèche et l’inflammation s’accompagne de fièvre. Celle-ci est courante lors d’infections bactériennes. Les tonsilles palatines peuvent être rouges ou recouvertes d’un enduit blanc ou jaune.

C’est, de loin, le critère le plus important pour évaluer la présence, dans le sang, d’anticorps produits par les lymphocytes contre le streptocoque bêta-hémolytique, le germe le plus dangereux. La culture du mucus de la gorge et des tonsilles palatines, avec antibiogramme, s’effectue en prélevant une petite quantité de mucus à la surface des tonsilles et du pharynx. La vitesse de sédimentation est déterminée à partir d’un prélèvement sanguin et est un indice de l’inflammation. La tonsillite aiguë est la manifestation la plus courante d’une affection des tonsilles palatines. Elle est associée à des maux de gorge, de la fièvre et des difficultés à avaler.

Les tonsilles palatines peuvent apparaître de taille normale ou être enflées, mais sont habituellement érythémateuses. L’infection récurrente est définie, de façon variable, par la succession de quatre à sept épisodes de tonsillite aiguë en un an, de cinq épisodes pour deux années consécutives ou de trois épisodes par an pendant 3 années consécutives. Parmi les complications possibles des tonsillites, on peut noter des infections répétées de l’oreille : otite séromuqueuse, catarrhe tubaire, otites moyennes aiguës, perforation du tympan avec des lésions auditives permanentes. D’autres complications graves, qui peuvent survenir chez les adultes, sont les abcès péri-tonsillaires, dans lesquels l’infection se propage en profondeur à partir des tonsilles palatines, en formant un amas de pus dans les tonsilles et la paroi pharyngée.

This entry was posted in Religions et Spiritualités. Bookmark the permalink.