L’homme malade de lui-même PDF

Palo Alto sous l’impulsion du Professeur Paul Watzlawick. Nous partirons du postulat que lorsqu’une communication entre deux personnes est établie, il n’y a plus ni commencement ni fin, mais un modèle circulaire d’échanges, dont ni l’un ni l’autre des interlocuteurs n’a la prééminence. La communication sera considérée alors comme système d’l’homme malade de lui-même PDF en marche, et, à l’extrême, certains ont pu dire que : « On ne communique pas, mais on prend part à une communication. Partant des modèles mathématiques de la théorie des groupes et des types logiques pour expliquer les différents types de changements et leurs implications dans le comportement humain, les auteurs en ont déduit cinq axiomes de base qui gouvernent toute communication.


Chacun sait que les activités humaines bouleversent notre environnement à l échelle de la planète. Beaucoup ignorent qu elles modifient profondément notre santé. Réchauffement climatique, accroissement et vieillissement de la population, transports mondialisés, destruction de la biodiversité, déforestation massive, pollutions multiples, usage abusif des antibiotiques… sont autant de facteurs qui influent de manière préoccupante sur la santé humaine.
Quelques chiffres en témoignent. En 60 ans, 300 maladies infectieuses nouvelles sont apparues chez l Homme, à l’exemple du sida. Dans la même période, l incidence de maladies allergiques comme l asthme ou celle de maladies auto-immunes comme le diabète type 1 ont pratiquement doublé, voire triplé. Quant à la liste des polluants divers, elle ne cesse d augmenter, et avec eux un cortège de maladies qui leur sont peut-être liées.
Dans ce livre, l’auteur montre, exemples à l’appui, l’impact de l’Homme sur sa propre santé. Il accorde une place particulière aux bactéries de nos intestins, qui sont indispensables à notre survie et dont l’écologie est elle aussi perturbée par nos modes de vie. Comment comprendre l’émergence de nouvelles maladies et peut-on s’en prémunir ? L’espèce humaine peut-elle s’adapter aux changements qu’elle a elle-même provoqués ? C’est à ces questions et bien d’autres que répond l’auteur. Il dessine dans ce livre une discipline naissante, celle d’une approche écologique de la santé prise dans sa globalité.

I – Les cinq axiomes de la communication 1- « On ne peut pas ne pas communiquer. Démonstration : si l’on prend comme exemple de communication le comportement humain, alors on peut dire que le comportement n’a pas de contraire, ce qui revient à dire qu’on ne peut pas ne pas avoir de comportement. Si le comportement existe, alors il a valeur de message, et tout message a valeur de communication. Donc, on ne peut pas ne pas communiquer. 2- « Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est une méta-communication.

Tout message transmet une information mais induit également un comportement. Toute interaction suppose un engagement et définit par suite une relation. L’information, c’est le contenu de la communication : elle a valeur d’indice. La relation, c’est la manière dont on doit entendre le contenu : elle a valeur d’ordre. Une relation saine est spontanée et donne priorité aux messages, donc au contenu. Une relation perturbée ou malade est une relation qui pose problème et parasite le contenu qui passe en arrière plan et finit par perdre toute importance. 3- « La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

De l’extérieur, une interaction peut être considérée comme un échange ininterrompu d’échanges de messages, mais, de l’intérieur, chacun ponctue ces messages à sa façon. Le problème en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou d’initiative. Il existe foule de conventions culturelles admises qui structurent notre vie sociale, avec de telles ponctuations. Dans la vie de tous les jours, on parle de leader, de suiveur, mais qui commence, et que deviendrait l’un sans l’autre? Madame à ne voir que la beuverie de Monsieur : elle crie.

Ils ne ponctuent pas leurs échanges de la même façon. Ils ont surtout des difficultés à parler de leur relation, à méta-communiquer. Leurs communications s’organisent en dents de scie. 4- « Les êtres humains usent simultanément de deux modes de communication : digitale et analogique.

Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique mais non la syntaxe appropriée à la définition non équivoque de la relation. La communication digitale est de nature symbolique. Ces symboles sont les mots que l’on emploie pour désigner les choses, mots qui relèvent d’une convention sémantique propre à une langue donnée. La communication digitale possède une syntaxe logique souple, précise et pratique, qui se prête facilement à l’abstraction.

Par contre, toute communication non verbale est une communication de nature analogique. C’est une communication primitive et animale, riche de sens et directement compréhensible même entre espèces différentes. L’expression de nos sentiments, qui est la base de nos relations interpersonnelles, est un exemple de communication analogique. Il est, de plus, difficile de mentir dans le domaine analogique. La communication analogique définit la relation. Elle est très intuitive et signifiante mais manque de souplesse, et peut s’avérer ambiguë par manque de discriminant.

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