L’initiation à la vie bienheureuse ou encore la doctrine de la religion PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Orphée et les animaux sauvages, mosaïque, Dallas Museum of Art. Le mythe d’Orphée, d’origine obscure et très ancienne, dont l’épisode le plus célèbre est la descente aux Enfers du héros à la recherche de son épouse Eurydice, donna naissance à l’initiation à la vie bienheureuse ou encore la doctrine de la religion PDF théologie initiatique. Il semble que l’on puisse faire remonter ses origines au moins à 560 av.


L’initiation à la vie bienheureuse présente la doctrine de la religion de Johann Gotlieb Fichte. S’adressant à un grand public, ce cycle de conférences tenues à Berlin en 1806 et publiées la même année, n’est pas un traité théologique, mais il expose les principes d’une « doctrine de la vie et de la béatitude » qui constitue l’application pratique et religieuse de la doctrine de la science. Chef d’oeuvre édifiant, ce texte qui éclaire remarquablement (autant qu’il les suppose) les écrits théoriques de Fichte est livré ici dans une nouvelle traduction tenant compte des recherches récentes sur le philosophe, lesquelles connaissent un nouvel essor depuis quelques années grâce à l’édition, désormais achevée, de ses Oeuvres Complètes à l’Académie Bavaroise des Sciences.

Malgré sa célébrité, et toutes les théories que son caractère mystérieux a fait naître, la connaissance réelle de l’orphisme reste lacunaire et sa figure exacte sujette à caution. L’orphisme est principalement tardo-hellénistique, voire néoplatonicien. C’est par la naissance qu’on est inséré dans les cadres de la religion civique grecque. La notion de religion prend donc un tout autre aspect, personnel plutôt que social. C’est le mythe qui fait remonter l’orphisme à Orphée. En même temps, l’orphisme prend la forme d’un mouvement intellectuel qui, indéniablement, conteste l’ordre établi, tant religieux que politique.

Elles ont été trouvées dans des tombes. Il est même extrêmement difficile d’identifier un auteur comme orphique au sens strict. Les idées orphiques circulent, sont reprises dans la littérature philosophique, particulièrement néo-pythagoricienne et néo-platonicienne, mais sont accommodées aux idées générales des systèmes et donc modifiées par eux. Le témoignage des  Lamelles d’or  nous incite à penser à une diffusion certaine des idées et espérances orphiques. Par contre, il serait très exagéré de parler de religion orphique comprise comme culte à mystères, avec son organisation, ses rites, ses lieux de culte , etc.

Il n’a rien existé de semblable à une Église orphique ou du moins nous n’en avons aucun témoignage. L’orphisme apparaît ainsi surtout comme un réservoir de conceptions sur la vie et le destin post mortem diffusées largement mais non dogmatiquement dans le monde gréco-romain et librement adaptées par chacun de ceux qui s’y référaient. L’orphisme nous échappe chaque fois qu’on tente de le saisir. Le mythe central de l’orphisme est celui de la mise à mort de Dionysos par les Titans. Les milieux orphiques sont également les produits de nombreuses cosmogonies, très diverses dans le détail, mais s’inspirant d’un schéma général commun ou du moins d’une idée de base commune. L’orphisme utilise des noms connus du commun des Grecs dans ses mythes : Dionysos, Orphée, Zeus, les Titans, Perséphone Ces noms représentent-ils ou non les mêmes réalités que lorsqu’ils sont employés dans les mythes usuels ? Le cas le plus problématique est celui des Titans.

Les Titans orphiques sont-ils les mêmes que ceux d’Hésiode ? Il n’existe pas une, mais des cosmogonies orphiques, à la fois semblables et dissemblables, connues généralement par bribes, citations et résumés, donc de manière indirecte comme tout ce qui concerne l’orphisme. Impossible de reconstituer donc un système de ces cosmogonies, d’en établir la généalogie. Ce thème de la réunification, de la reconstitution, de la réconciliation, fait le lien entre les cosmogonies et le mythe orphique de Dionysos et peut être considéré comme le leitmotiv de l’orphisme.

Plus tard, Éros offre l’empire du monde à Zagreus, première incarnation de Dionysos, un des enfants de Zeus. Les Titans, jaloux et révoltés, s’emparent de lui en le charmant avec des miroirs, le démembrent, le font bouillir et le dévorent. La propension titanesque de l’Homme à faire le Mal est ainsi compensée par l’énergie divine de Dionysos, qui l’incite à faire le Bien. Titans, et qui lui permet de braver l’ordre établi. L’orphisme défend plutôt la palingénésie, le retour à la vie. Toutes les âmes reprennent d’autres formes d’existence, par exemple de père à fils, d’humain à plante et animal à la fois.

Tu trouveras à gauche de la demeure d’Hadès une source , et près d’elle, se dressant, un cyprès blanc : de cette source ne t’approche surtout pas. L’orphisme surgit en Grèce au même moment que le bouddhisme en Inde. Ceci posé, des divergences apparaissent vite. En fait, les études stimulées par les découvertes archéologiques du dernier demi-siècle — notamment le papyrus de Derveni en 1962 et les Lamelles d’or en 1973 — font plutôt ressortir des affinités avec le jaïnisme.

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