La Locomotive et les Chemins de Fer PDF

Aperçu historique Pour mettre en valeur la vaste cuvette congolaise, l’Etat Indépendant dut se doter d’un réseau de voies de communication, épine dorsale de toute la Locomotive et les Chemins de Fer PDF. La base de ce réseau était constituée par l’admirable système hydrographique du Congo. Dans ce réseau fluvial, des chemins de fer devaient être incorporés pour suppléer à la voie d’eau là où elle est interrompue par des chutes et des rapides.


“ …Bien que les machines à vapeur locomotives soient beaucoup plus simples dans leur combinaison, que les machines fixes qui fonctionnent dans les usines ou sur les navires, leur invention est de beaucoup postérieure en date à ces dernières. Les bateaux à vapeur sillonnaient les fleuves dans les deux hémisphères, vingt ans avant que la circulation des voyageurs fût établie sur les chemins de fer. Cette circonstance s’explique sans peine, si l’on considère les conditions spéciales auxquelles la machine à vapeur devait satisfaire pour servir à traîner sur la terre, les hommes et les fardeaux…”

L’étape suivante souhaitée par le Roi, qui espérait ainsi s’assurer un débouché vers le Nil, était de relier par une voie ferrée les contrées frontalières de l’Est du pays aux biefs navigables du fleuve Congo. Dès janvier 1898, le Roi ordonna l’étude d’un chemin de fer pour relier Stanleyville, centre stratégique de la cuvette congolaise, au lac Albert. Alors que le groupe d’études s’activait sur le terrain, l’Etat Indépendant, dont les ressources financières étaient limitées, chercha un financier capable de réunir les capitaux nécessaires à la construction du chemin de fer et à la mise en valeur des régions qu’il traversera. A la veille de Noël 1901, le Roi approuva la convention à intervenir entre l’Etat Indépendant et la future société anonyme belge « Compagnie des Chemins de Fer du Congo Supérieur aux Grands Lacs Africains », en abrégé la Compagnie des Grands Lacs, ou C.

La société belge « Compagnie des Chemins de Fer du Congo Supérieur aux Grands Lacs Africains » fut juridiquement constituée à Bruxelles le 4 janvier 1902, au capital de vingt-cinq millions de francs. Congo à Stanleyville au lac Albert et l’autre reliant le fleuve Congo au lac Tanganyika. Ce programme initial allait être modifié quelques semaines à peine après la constitution de la Compagnie. Pour mettre en valeur les richesses du Katanga, il fallait relier au plus vite cette région à un port de mer. Convention fut modifié en ce sens en 1903. Si la priorité était donnée à la liaison Stanleyville – Katanga, la construction du Congo-Nil restait au programme.

Aux termes de la Convention passée entre l’E. Empain, l’Etat du Congo prenait à sa charge les études du tracé et la construction du réseau tandis que la Compagnie des Grands Lacs finançait les travaux et l’achat du matériel et elle  exploiterait les lignes après leurs achèvements. Cette clause fut imposée par le roi Léopold II pour éviter lors de la construction du réseau du C. Comprenant que la construction du réseau allait nécessiter l’investissement d’énormes capitaux dont la rentabilité n’était pas assurée, l’Etat concéda à la Compagnie, à titre de garantie et de rémunération pour les capitaux engagés, la concession de vastes domaines fonciers et miniers dans la Province Orientale. Il s’agissait de construire et de faire fonctionner au centre de l’Afrique, à quelque 2.

000 kilomètres de la côte, dans des régions alors bien peu connues et sortant à peine des horreurs de l’esclavagisme, un immense complexe mi-ferré mi-fluvial totalisant plus de 1700 kilomètres. La construction de cette artère transcongolaise prit un peu plus de douze ans. Les travaux débutèrent en janvier 1903 à Stanleyville et furent achevés en février 1915, pendant la Première Guerre mondiale, quand le rail atteignit les rives du lac Tanganyika à Albertville. Un premier tronçon ferré de 127 km reliant Stanleyville à Ponthierville, construit de 1903 à 1906. Le Bief Moyen du Lualaba, entre Ponthierville et Kindu, d’une longueur de 320 km, ouvert à la navigation en janvier 1906. Un deuxième tronçon ferré de 355 km reliant Kindu à Kongolo, construit de 1906 à 1910.

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