La Nouvelle-Calédonie : Terres lointaines PDF

Port Moresby est la capitale de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de sa province centrale. Elle est située sur les rives du golfe de Papouasie et compte plus de la Nouvelle-Calédonie : Terres lointaines PDF 000 habitants.


La Nouvelle-Calédonie est posée sur l’eau comme une grande virgule à tribord de la gigantesque Australie. Découverte en 1774 par James Cook, cette Grande Terre du bout du monde, peuplée de Mélanésiens surnommés  » Canaques  » par les Blancs, ne commence à intéresser la France qu’en 1853, quand Napoléon III décide d’y établir une colonie pénitentiaire qui doit développer l’île. Les bagnards arrivent en trois vagues successives, transportés, déportés de la Commune et relégués à vie, mais ce pari se révèle être globalement un échec. Colons, forçats et canaques cohabitent, souvent au détriment de ces derniers. C’est le sous-sol, en révélant ses trésors, en particulier le nickel, qui va véritablement sonner l’éveil de la Nouvelle-Calédonie, attirant de nombreux investisseurs et quelques aventuriers… C’est dans ce contexte que s’échoue un jour sur les côtes calédoniennes le reporter-photographe Allan Hughan, qui plante ses objectifs et son regard sur ces terres lointaines. Marie-Claude et Jacques Valette, grands amoureux de l’île, ont superposé leur regard à celui de Hughan pour nous offrir ici une très belle sélection de ses clichés.

Le site est découvert en 1873 par le capitaine anglais John Moresby et la ville est fondée dix ans plus tard. Elle est une base alliée importante lors de la Seconde Guerre mondiale. Port Moresby se situe sur la côte sud de la Nouvelle-Guinée, le littoral est assez découpé, sablonneux et cerné de quelques îles, peu habitées. Port Moresby bénéficie d’un climat tropical humide, avec une légère baisse des températures et de la pluviométrie pendant la saison sèche.

Avant la colonisation, le site de Port Moresby était occupé par les Motu, une population de langue austronésienne qui vivait dans des villages au bord de l’eau comme Hanuabada. Ils vivaient du commerce avec les populations du golfe. Le territoire fut découvert par le capitaine britannique John Moresby le 20 février 1873, aux alentours de 10 heures du matin. La ville ne commença à se développer que lorsque la totalité de la Nouvelle-Guinée fut annexée au Royaume-Uni.

La ville, toujours aux mains des Alliés, devint une importante base militaire et se vida de sa population papoue, réfugiée dans des villages ou des camps. Port Moresby était alors le dernier verrou contre les Japonais, désireux d’envahir l’Australie. La ville est presque entièrement détruite lors de la bataille de la Mer de Corail, en mai 1942. Mais, pour la première fois dans la guerre du Pacifique, le projet d’invasion japonais est mis en échec par la flotte australo-américaine, et la Papouasie retrouve la paix. Trente ans après, en septembre 1975, la Papouasie-Nouvelle-Guinée devint indépendante et Port Moresby fut alors le théâtre d’importants changements. Son statut de capitale lui demandant un certain prestige, de nombreux quartiers furent rénovés ou créés. C’est le cas du quartier Waigani, choisi pour abriter le gouvernement.

Dans ce même quartier furent également construits la Bibliothèque et le Musée National. Malheureusement, les années et le mauvais entretien font que ces bâtiments sont aujourd’hui très délabrés, voire peu fonctionnels et sont progressivement abandonnés. Après l’enthousiasme de l’indépendance, c’est la ville entière qui souffre de la ruine et de la pauvreté. Port Moresby est située dans une zone de culture et d’élevage et vit surtout, outre de la pêche, de l’exportation de caoutchouc, d’or, de café et de coprah. Malgré son image de ville dangereuse, son port accueille de nombreux paquebots de croisière. Le Parlement, construit dans les années 1970, est un bel exemple de mélange d’art ancien, inspiré des maisons des esprits, et de l’architecture contemporaine.

Le bâtiment est parfois ouvert au public. Présentant la richesse de la faune et de la flore papoue-néo-guinéenne, le Jardin botanique national et le Moitaka Wildlife Sanctuary sont incontournables, on peut voir dans le dernier une ferme de crocodiles. Dans les environs se trouvent plusieurs sites naturels d’exception, parmi lesquels les cascades Rouna Falls, le Varirata National Park et le plateau Sogeri, couvert de forêt. 120 000 habitants en 1980 et 195 000 habitants en 1990. En italique : territoires non-indépendants et pays dont la souveraineté ne fait pas consensus.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 3 juin 2017 à 15:24. En 1853, la Nouvelle-Calédonie est proclamée colonie française, avec une législation de conquête, favorable à toute alliance, adversaire de toute résistance. Les oppositions coutumières, rivalités, rancœurs, dissensions inter-tribales peuvent être parfois bienvenues. De 1853 à 1868, l’administration française doit faire face à des soulèvements fréquents, mais ponctuels et localisés, dont le livre de Dousset-Leenhardt propose une chronologie de 1843 à 1870. Ces 25 révoltes ont pourtant failli mettre fin à la colonisation. En 1855 l’administration coloniale se résout à concéder des terres, par adjudication aux enchères publiques, pour favoriser l’installation de colons.

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