La Rebuveuse d’absinthe (autour de l’oeuvre de Félicien Rops) PDF

Façade de la maison natale de Rops au 33, rue du Président à Namur. Dès 1838, Rops est scolarisé chez les Jésuites, au Collège Notre-Dame de la Paix. Il la Rebuveuse d’absinthe (autour de l’oeuvre de Félicien Rops) PDF également un enseignement de précepteurs privés, à domicile.


Qui croise le regard halluciné de La Buveuse d’absinthe est sous hypnose. Ses prunelles délavées vous sondent : – Pourquoi m’a-t-on exclue du monde du travail comme de celui des loisirs ? Ce premier volume de la collection Arrêt sur image résout l’énigme en révélant le peintre belge Félicien Rops écartelé entre blue fire et blue fish, et l’absinthe divisée entre ses sobriquets contradictoires de Notre Dame de l’Oubli et Madame Espérance. Ce faisant, il délivre ce Cher Fély de son carcan satanique et dévoile l’éternelle Fée des feintes ou défunte absinthe… Docteur en Histoire de l’Art (Panthéon-Sorbonne), Benoît Noël enseigne cette discipline à l’Académie Charpentier (rue de la Grande-Chaumière, Paris-Montparnasse) et à l’Université Inter-Ages de Basse-Normandie (Caen). Ancien conservateur du Musée Fournaise (Chatou), il y a notamment présenté l’exposition L’Absinthe, mythe et réalité en 1993.

Au collège, il rencontre notamment le futur écrivain Octave Pirmez, d’un an son aîné, dont l’amitié se prolongera par une longue relation épistolaire. Nicolas-Joseph, son père, meurt le 7 février 1849. Félicien, alors âgé de quinze ans, est placé sous la tutelle de son cousin Alphonse Rops. Ses relations avec son parent, échevin de la ville de Namur, sont difficiles : dans ses lettres, Félicien décrit celui-ci comme intransigeant et sermonnaire, ce qui ne fait qu’accroître sa soif de liberté et d’évasion.

Après ces débuts de caricaturiste, Rops entame une carrière d’illustrateur. Bruxelles, Rops est membre de la Société des agathopèdes et de la Société libre des beaux-arts dont il devient vice-président en 1868. Cette entreprise, rapidement interrompue par la guerre franco-prussienne qui paralyse l’Europe, n’aboutit cependant pas, faute de parvenir à réunir des artistes issus d’autres nations que la France, les Pays-Bas et la Belgique. En mars 1885, Rops, au même titre qu’Anna Boch, est admis comme membre du Groupe des XX en remplacement de Frans Simons et de Théodore Verstraete, tous deux démissionnaires. Féru de botanique, il s’y adonne en compagnie de l’éditeur français Auguste Poulet-Malassis, exilé à Bruxelles de septembre 1863 à mai 1871. Il devient membre de la loge maçonnique namuroise La Bonne Amitié, le 1er juillet 1861.

Pierre-Joseph Proudhon assistera à son initiation. Le 28 juin 1857, Rops épouse Charlotte Polet de Faveaux, fille d’un juge au Tribunal de Namur, qu’il connait depuis l’université. De son union avec Charlotte naissent un fils, Paul, le 7 novembre 1858, et une fille, Juliette. Celle-ci, née le 18 octobre 1859, meurt d’une méningite à l’âge de cinq ans le 15 août 1865, causant à Rops un grand chagrin. Passionné de canotage, Rops collabore en 1862 à la fondation du Cercle nautique de Sambre-et-Meuse, dont il est le premier président jusqu’en 1869.

Les contacts de Félicien Rops avec la vie parisienne remontent à sa rencontre avec le journaliste et écrivain Alfred Delvau. Ce sont ces commandes qui amènent Rops à accompagner le journaliste dans les bas-fonds parisiens pour se documenter. C’est également Delvau qui présente Rops à l’éditeur Auguste Poulet-Malassis, à Paris en 1863. Celui-ci confie de nombreux projets au graveur, surtout après son exil à Bruxelles. Paris, tout comme à Bruxelles, Rops se pique de journalisme. Dans la seconde moitié des années 1860, il y collabore notamment à la Chronique des arts et de la curiosité, un supplément de la Gazette des beaux-arts. L’année suivante, il est à nouveau prêt de le lancer, cette fois à Bruxelles et sous le titre de Feuilles Volantes, mais s’en trouve empêché par la séparation de biens que lui impose son épouse et qui lui crée des difficultés financières.

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