Le renaissance d’Oedipe, Perspectives traditionnelles et transgénérationnelles PDF

Le renaissance d’Oedipe, Perspectives traditionnelles et transgénérationnelles PDF pratique : Quelles sources sont attendues ? Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Cette pratique clinique a été théorisée par d’autres psychanalystes, tels Françoise Dolto ou Didier Dumas. Elle puise ses sources dans l’oeuvre de Nicolas Abraham et de Maria Torok.


Derrière les apparences, les chefs-d’

Cette approche fait l’objet de critiques sur plusieurs plans. La base scientifique de cette approche est remise en doute par plusieurs chercheurs, et les dérives sectaires sont pointées par plusieurs associations, notamment en raison des risques de faux souvenirs induits liés aux pratiques de certains praticiens. Certains psychanalystes ont posé l’hypothèse d’une transmission psychique inconsciente entre les générations. Des scientifiques corroborent cette hypothèse avec des expériences réalisées sur des souris, en parlant quant à eux, de modifications de l’ADN.

Ils y présentent les concepts de « crypte » et de « fantôme ». C’est en étudiant les cas de personnes ayant fait certains actes ou prononcé certaines paroles  comme si quelque chose ou quelqu’un avait agi à travers elles à ce moment  qu’ils émirent l’hypothèse qu’un « fantôme transgénérationnel » s’exprimait à travers eux. Un fantôme est présenté comme une structure de l’impensé généalogique de l’individu. Après avoir été psychanalyste d’enfants dans un hôpital de jour pendant plus de dix ans, Didier Dumas étudie l’acupuncture et la sexologie chinoise. Selon Didier Dumas, le mutisme de l’adulte, l’autisme de l’enfant ou la phobie sont l’œuvre du fantôme.

Le fantôme, en opposition à l’ange, interdit, telle une structure psychique transgénérationnelle de l’inconscient familial, l’accès à la résolution de l’œdipe. Didier Dumas définit l’ange comme une énergie psychique, refoulée par l’adulte et conservée par l’enfant fou, visant l’intégration au monde des adultes. Il développe une clinique de l’autre, une clinique des parents et des ancêtres en soi. Se basant sur les apports des traditions anciennes et chamaniques, sur la clinique des enfants et les théories psychanalytiques de ses prédécesseurs, il cherche à répondre aux manques freudiens notamment par l’apport du transgénérationnel. Didier Dumas n’a de cesse de rappeler l’importance de la place du père dans l’équilibre psychique de l’enfant comme tiers séparateur de la bonne ou de la mauvaise mère. Bruno Clavier, Cédric Aupetit ou Christian Freund.

Serge Lebovici a travaillé sur ce qu’il a nommé les mandats transgénérationnels, et l’arbre de vie des patients. Serge Tisseron qui est psychanalyste a par ailleurs étudié la question de la transmission des images mentales entre les générations. Un événement du passé pouvant tout à fait se reproduire à une même date dans la vie d’un individu du présent sans qu’il faille y voir un déterminisme généalogique. Il a travaillé sur les notions de « justice », d' »équité » au sein de la famille, de « légitimité constructive et destructive » des enfants envers leurs parents et de « parentification ». Le système familial demeure en équilibre tant que la justice et l’équité régissent les relations entre les membres du clan.

Ces règles permettent à l’affection et au respect d’exister. Mais, si cette justice vient à manquer, si elle est remplacée par la mauvaise foi ou une exploitation quelconque de l’autre, alors apparaissent les sentiments d’injustice, de ressentiment, de compétitivité. Ses thèses  transgénérationnelles  sont diffusées par le livre Aïe, mes aïeux ! Elle invente le concept du « syndrome d’anniversaire », supposant que les individus sont la résultante de leur histoire familiale sur plusieurs générations, les faits marquants de la vie des ancêtres rejaillissant sur les générations suivantes. Il permet d’appréhender la nature des liens entre les différents membres de la famille ainsi que les dates et événements importants pour le travail d’exploration transgénérationnel. Dans de nombreux cas, c’est le corps de l’enfant, du petit-enfant ou de l’arrière-petit-enfant, quel que soit son âge, qui s’exprime pour l’ancêtre blessé et qui « parle » pour les traumatismes qu’il a subis. Alejandro Jodorowsky, poète, cinéaste, scénariste de bande dessinée et agitateur culturel inclassable, a, en dehors des sentiers de la psychologie et des études universitaires, trouvé le chemin du transgénérationnel au travers de ses propres expérimentations.

Mines puis à l’Université de Jussieu, dès le début des années 1980. Pour lui, l’arbre généalogique est vivant en nous, et pour enrayer la chaîne des répétitions, c’est le langage de l’inconscient, c’est-à-dire celui des symboles, qu’il faut utiliser, car la prise de conscience et la verbalisation sont insuffisantes à la guérison. L’acte est une sorte de rituel personnalisé, « sur mesure », a priori parfois absurde ou choquant, mais que la personne se doit d’accomplir au détail près. Un exemple: Un jeune garçon se plaint de vivre dans sa tête, explique qu’il ne parvient pas à « prendre pied dans la réalité » et à avancer en direction de son autonomie financière. Jodorowky le prend au mot et lui propose de se procurer deux pièces d’or et de les coller sous les semelles de ses chaussures, de sorte qu’il se retrouve toute la journée à marcher sur de l’or. Cette dernière approche, développée par le Dr Claude Sabbah, veut que les maladies soient une solution du cerveau à un stress donné, et qu’à chacune de ces maladies corresponde un stress ou « conflit » intrapsychique spécifique. Signalons toutefois que le Dr Claude Sabbah, s’il ne parle jamais dans ses écrits de bio-psychogénéalogie, cite cependant les travaux d’Anne Ancelin Schützenberger.

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