Les Fleurs du mal de Baudelaire PDF

Le jeune Babel les Fleurs du mal de Baudelaire PDF envoyé des contes et récits à Gorki et celui-ci les avait publiés un à un, jusqu’au jour où il en avait refusé de nouveaux au motif que le jeune écrivain avait épuisé ce qu’il avait à dire. Avant de se remettre à écrire, il fallait, affirmait-il, que Babel vécût un peu plus. C’est alors que celui-ci, piqué au vif, s’était engagé dans la cavalerie rouge de Boudienny. La guerre russo-polonaise couvait depuis février 1919 : sous l’influence du maréchal Josef Pilsudski, la toute nouvelle république de Pologne, qui venait de retrouver son indépendance, souhaitait la mise en place d’une fédération comprenant la Pologne, l’Ukraine, la Lituanie et la Biélorussie, afin de se protéger de l’Allemagne et de la Russie.


Les différentes sections des Fleurs du mal retracent le parcours d’un poète écartelé entre le spleen et l’idéal : autant de tentatives, hélas vaines, du poète pour échapper à cette angoisse.  » Les Fleurs du mal sont moins des poésies qu’une œuvre poétique de la plus forte unité.  » Barbey d’Aurevilly

Lénine espérait réaliser la jonction avec le prolétariat allemand aux dépens de la Pologne. En juin 1920, sous le pseudonyme de Kirill Vassilievitch Lioutov, Isaac Babel s’engage en tant que correspondant de guerre dans la cavalerie rouge. Derrière le masque de Lioutov se cache l’écrivain. Trente-quatre sont conservés lors de la publication du recueil en 1926. Le narrateur nous conte le passage du Zbroutch, l’arrivée à Novograd, puis la nuit mouvementée qu’il passe dans le logis qu’on lui a attribué. Dans la maison du curé en fuite, puis dans l’église gardée par le vicaire, le commissaire politique et le chef de la section spéciale découvrent des uniformes militaires et, derrière le tabernacle, pièces d’or, billets de banque et bijoux. Le narrateur, qui les accompagne, se moque du prêtre qui avait cru dissimuler le trésor en accrochant aux clous de son sauveur les corsages de ses paroissiennes .

Vassili Kourdioukov dicte au narrateur une lettre, où il raconte comment leur père, russe blanc et chef de compagnie dans l’armée de Dénikine a massacré son frère et la vengeance qui s’ensuivit. Babel atteint ici un des sommets de son art. En décrivant comment Blancs et Rouges pouvaient se massacrer, il montre aussi jusqu’où peut aller la nature humaine en temps de guerre. Il y a du Shakespeare chez Babel ! J’ai retouché par endroits la traduction qui ne rendait pas toujours aisée la compréhension du texte.

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