Les Juifs, l’Eglise et la Shoah PDF

Napoleon stellt den israelitischen Kult wieder her, 30. En organisant le judaïsme français sur un modèle centralisé et hiérarchisé, le consistoire, Napoléon l’a intégré dans le régime des  cultes reconnus . Les Juifs, l’Eglise et la Shoah PDF louent Napoléon d’avoir reconnu et structuré le judaïsme à l’égal des autres cultes, et d’avoir imposé ces progrès en Europe, aux applaudissements des juifs d’Allemagne ou d’Italie. Bonaparte et un État juif en Palestine ottomane ?


L’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, sur fond de crise européenne, a donné une nouvelle figure et un nouvel élan à un antisémitisme qui avait puisé des racines profondes et anciennes dans la chrétienté occidentale. Désormais sont associés racisme et nazisme, formant une doctrine que le christianisme considère comme un retour au paganisme.
De là pour l’Église catholique une situation difficile à la fois sur le plan politique et sur le plan intellectuel. Devait-elle condamner haut et fort cette haine d’État qui débouchait sur la « solution finale » l’extermination d’un peuple , et comment le pouvait-elle sans contredire son histoire ?
Le recul historique a modifié notre regard sur cette période tragique. Tout ce qui avait été plus ou moins confusément accepté a été remis en question. On a découvert avec étonnement un silence à double face : silence réprobateur des autorités qui auraient dû condamner ces mesures ; silence protecteur de tous ceux qui ont contribué à sauver des juifs.
Ce double silence a particulièrement affecté l’Église catholique en France et à Rome. Depuis les années 60, venue d’Allemagne, la dénonciation du silence du Vicaire Pie XII a beaucoup occupé les médias, simplifiant à outrance une affaire plus complexe et nuancée, mais aussi évolutive. Le paradoxe qu explore cet ouvrage, c’est qu’on reporte toute la responsabilité de ce silence sur une Église que, par ailleurs, on voudrait cantonnée dans la vie privée.

Napoléon Bonaparte rencontre pour la première fois de sa vie une communauté juive en Italie, le 9 février 1797, dans la ville d’Ancône pendant la campagne d’Italie. Les Juifs y vivaient dans un ghetto confiné et bouclé la nuit. Bonaparte ordonne alors de leur enlever le bonnet jaune et le brassard et d’y substituer la cocarde tricolore. Des mesures qui s’appliquent par la suite aux Juifs de Rome, Venise, Vérone et Padoue. Le jeune Bonaparte abolit les lois de l’Inquisition, et les Juifs sont enfin libres.

Palestine ottomane, mais il ne la publia pas. Bonaparte voulut investir Saint-Jean-d’Acre et se rendre ensuite à Jérusalem pour y lancer sa proclamation. République, avec le texte suivant :  Constantinople, le 28 germinal. 20 et du 30 Germinal an VI, six semaines par conséquent avant l’embarquement de Bonaparte, et dans lequel, en faisant sentir les grands avantages qui résulteraient pour la France de l’occupation de l’Égypte et de la Syrie, nous disions :  Il est un moyen assuré de donner à la Syrie surtout, une population nombreuse, active et opulente : ce serait d’y appeler les Juifs. De nombreux hommes politiques et des citoyens se plaignaient de la non-intégration des Juifs à la vie nationale. Ils ne portaient à l’époque pas de nom de famille, les mariages mixtes étaient rares etc.

Le 30 mai 1806, l’empereur prend alors un décret prévoyant, dans son article 2,  qu’il sera formé au 15 juillet prochain, dans notre bonne ville de Paris, une assemblée d’individus professant la religion juive et habitant le territoire français . L’assemblée juive, appelée souvent Assemblée des notables, réunit donc 95 députés nommés par les préfets au niveau des départements. Les délibérations ont duré pendant presque un an, du 6 juillet 1806 jusqu’au 6 avril 1807, sous la présidence du banquier bordelais Abraham Furtado. Est-il licite aux Juifs d’épouser plusieurs femmes ?

Le divorce est-il permis par la religion juive ? Le divorce est-il valable sans qu’il soit prononcé par les tribunaux et en vertu de lois contradictoires à celles du code français ? Une Juive peut-elle se marier avec un Chrétien, et une Chrétienne avec un Juif ? Juifs ne se marient qu’entre eux ? Aux yeux des Juifs, les Français sont-ils leurs frères ou sont- ils des étrangers ? Dans l’un et l’autre cas, quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion ? Les Juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie ?

Sont-ils obligés d’obéir aux lois et de suivre toutes les dispositions du Code civil ? Quelle juridiction de police exercent les rabbins parmi les Juifs ? Quelle police judiciaire exercent-ils parmi eux ? Ces formes d’élection, cette juridiction de police et judiciaire sont-elles voulues par leurs lois, ou seulement consacrées par l’usage ? Est-il des professions que la loi des Juifs leur défende ? La loi des Juifs leur défend-elle de faire l’usure à leurs frères ?

Leur défend-elle ou leur permet-elle de faire l’usure aux étrangers ? Les trois premiers points de débat sont relatifs au mariage et au divorce : un Juif peut-il épouser plusieurs femmes ? Admettent-ils le divorce sans qu’il soit prononcé par les tribunaux ? En ce qui concerne les mariages mixtes, les députés se divisent et les rabbins y sont opposés.

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