Les minorités parlementaires sous la Cinquième République PDF

Elle émigre en Israël à l’âge de quinze ans. Esther Benbassa les minorités parlementaires sous la Cinquième République PDF des études post-doctorales au département d’histoire du peuple juif de l’université hébraïque de Jérusalem en 1988-1989. Elle s’est engagée sur le terrain de la lutte contre le racisme et les discriminations, et pour le dialogue judéo-musulman.


En 1958, la Cinquième République construit ses équilibres institutionnel et fonctionnel sur la base d un double héritage : le mythe rousseauiste de l unité et l échec institutionnel des républiques précédentes. Partie à la découverte de la majorité, elle va d abord rejeter la valeur positive que constitue, pour la démocratie, le conflit politique.
Avec l apparition du fait majoritaire en 1962, la majorité va muer d une logique arithmétique vers une logique institutionnelle pour devenir une structure de décision homogène dévouée au Gouvernement. La réflexion sur l équilibre des pouvoirs va alors se renouveler.
Cette thèse propose l’analyse suivante : l équilibre des pouvoirs repose sur la fonction de contradiction exercée par les minorités parlementaires.
Cette fonction de contre pouvoir combine alors une dimension limitative, l information et le contrôle du pouvoir, et une dimension constructive de valeur ajoutée de la décision politique, la proposition et la délibération.

Elle a publié, un collectif intitulé Juifs et musulmans. Elle est élue sénatrice EELV le 25 septembre 2011. Rapporteuse de la proposition de loi visant à la prorogation du délai de prescription des propos discriminatoires à caractère homophobe, sexiste et handiphobe et à son alignement sur celui des propos discriminatoires à caractère racial, ethnique ou religieux, texte, voté à l’unanimité par le Sénat le 30 janvier 2013. Sénat crée à l’automne 2012 une mission d’information sur les discriminations raciales, ethniques et religieuses. Leur rapport, présenté en novembre 2014, est intitulé  La lutte contre les discriminations : de l’incantation à l’action . Elle est l’auteure de la première proposition de loi déposée en France pour la légalisation d’un usage contrôlé du cannabis. Déposé au Sénat en janvier 2014, ce texte est débattu en hémicycle en avril 2015 et est rejeté.

Elle est l’un des rares parlementaires français à s’abstenir sur la première prorogation de l’état d’urgence décrété en novembre 2015. Elle vote ensuite à chaque fois contre cette prorogation. C’est à son initiative que la commission des lois du Sénat vote, en mars 2016, la création d’une mission d’information sur la déradicalisation. Elle en est corapporteure, avec Catherine Troendlé, sénatrice Les Républicains.

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