Lettre à un ami : Itinéraire philosophique PDF

Né lettre à un ami : Itinéraire philosophique PDF Tibet en 1947, il a été reconnu très jeune comme la réincarnation d’un des maîtres du treizième dalaï-lama, ce qui impose le respect de la communauté religieuse. Dès son arrivée en Europe, en 1971, il commence à enseigner les rudiments du bouddhisme tibétain aux Occidentaux. En plein rejet du christianisme, la génération hippie se passionne pour cette forme de spiritualité exotique.


Si la reprise de la recherche philosophique demande aujourd’hui à être menée d’une manière radicale, il ne suffit pas de compléter une philosophie déjà existante en y intégrant certains problèmes actuels. En effet, c’est l’esprit lui-même qui a été comme cassé. Le primat de la négation est allé si loin que l’intelligence, dans son fondement, dans sa relation même avec l’être, est véritablement brisée. Aussi est-il nécessaire de redécouvrir en premier lieu le point de départ de toute démarche philosophique, au-delà de cette rupture. Chacun aujourd’hui doit s’interroger sur ce qu’il est comme personne humaine. Dépassant les idéologies pour retrouver le réalisme d’une authentique recherche de la vérité, il doit redécouvrir, à partir de ses propres expériences, ce qui donne à sa vie un sens.

Une vision idéale: un maitre « réalisé » priant au coucher du soleil. Obèse mais énergique, le petit homme prend de l’envergure, jusqu’à fonder le centre de Lerab Ling. Le temple, modèle d’architecture bling-bling en pleine nature, est inauguré en grande pompe par le dalaï-lama en 2008, en présence de Carla Bruni-Sarkozy, Rama Yade et Bernard Kouchner. Il accueille aujourd’hui de 2 000 à 3 000 retraitants chaque année.

Mais, en ce mois de juillet 2011, les 500 personnes inscrites à la traditionnelle retraite estivale de Lerab Ling ont d’autres préoccupations. Venues d’Italie, des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Angleterre ou de France, toutes ont délaissé les plages et l’apéro au rosé pour s’isoler huit jours dans l’espoir de découvrir les secrets de la méditation. Quand le maître apparaît enfin sur l’estrade dans sa robe orange, comme il le fera chaque jour aux alentours de midi, les 500 groupies se lèvent comme un seul homme. Sogyal Rinpoché, c’est 1 m3 de pure sagesse : ça s’accueille dignement. Ce matin-là, dans le temple à la décoration surchargée, où domine un bouddha en or de 7 m de haut, le gourou pointe d’un doigt agacé un grand portrait de maître placé derrière lui.

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