Lettres en provenance de la nuit PDF

L’efficacité de la lecture dépend de deux voies de traitement de l’information, qui coexistent et se complètent mutuellement : l’identification des signes ou mots écrits lettres en provenance de la nuit PDF l’accès au son de ces éléments. D’autres troubles sont possibles : alexie, hyperlexie, troubles de la compréhension, etc.


Une aire cérébrale dédiée à la reconnaissance des mots ? Articles détaillés : Apprentissage de la lecture et Enseignement de la lecture. Jeunes filles de 10 et 12 ans dans une école de Mirmur-Dhaka, Bangladesh. La première étape dans l’acquisition de la lecture est dite logographique ou préalphabétique. Durant cette période, l’enfant âgé de cinq ans ou moins ne sait pas encore lire mais réussit tout de même à identifier certains mots en se basant sur des indices visuels tels que l’environnement et la forme graphique du mot. La dernière étape est la phase alphabétique consolidée ou phase orthographique.

Durant cette période, une nouvelle procédure de lecture plus rapide et moins coûteuse cognitivement se développe chez l’enfant, lui donnant ainsi la possibilité de lire un mot sans passer par sa forme phonologique. La lecture pose un paradoxe sur le plan de la neurobiologie. Chez tous les individus, dans toutes les cultures du monde, les mêmes régions cérébrales interviennent dans la lecture, et les mêmes contraintes caractérisent les systèmes d’écriture. Cette théorie suppose qu’un réseau de neurones à la base impliqué dans la reconnaissance visuelle générale serait sollicité durant la lecture et se spécialiserait graduellement dans la reconnaissance des lettres au cours de l’apprentissage. Ce réseau de neurones situé au niveau de la voie ventrale occipito-temporale gauche, également surnommé aire de la forme visuelle des mots, s’active par défaut lors de la reconnaissance de visages, d’objets et de formes géométriques. L’aire de la forme visuelle des mots stockerait également toutes les informations concernant l’importance de l’ordre des lettres dans un mot, les combinaisons de lettres possibles et impossibles dans notre langue ainsi que leur fréquence. Une atteinte à cette région à la suite d’une lésion rend d’ailleurs la lecture totalement impossible.

La lecture d’un mot exige plusieurs étapes de traitement : l’extraction visuelle des traits des lettres composant le mot ainsi que le codage orthographique, phonologique, morphologique et sémantique. Une conception théorique qui a longtemps été soutenue mais qui ne l’est plus aujourd’hui est le modèle  sériel  qui considère que toutes les étapes de traitement s’enchaînent les unes à la suite des autres de sorte que chaque niveau de représentation linguistique est entièrement dérivé du niveau inférieur. Un modèle  en cascade  a également été formulé. Dans ce modèle, la hiérarchie et l’autonomie des étapes de traitement nécessaire à la lecture sont préservées, c’est-à-dire qu’elles ne se présentent pas en interaction. Le modèle de traitement de la lecture le plus accepté de nos jours demeure toutefois une fusion des deux modèles précédents, soit le modèle  interactif en cascades . Le contexte aide à la reconnaissance du mot dans la phrase.

Par exemple, dans le cas d’un texte écrit à la main, le contexte aide beaucoup à reconnaître un mot lorsque l’écriture est difficile à déchiffrer. Le type de contexte influence également la vitesse de reconnaissance. En lecture, le contexte aide généralement à interpréter le sens de ce qu’on lit et plus particulièrement face à une ambiguïté. Dans les faits, il existe deux grands types d’ambiguïtés : les ambiguïtés lexicales et les ambiguïtés structurales. Une phrase comme  Pierre sent la rose  contient une ambiguïté lexicale polysémique car, dans ce contexte, le mot  sent  admet deux sens, si bien que la phrase pourrait soit vouloir dire que Pierre hume une rose ou qu’il dégage lui-même l’odeur d’une rose. Une phrase comme  Cet ours a mangé un avocat  contient, quant à elle, un exemple d’ambiguïté lexicale homonymique, la forme  avocat  correspondant à deux mots distincts, l’un désignant un fruit et l’autre désignant un métier.

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