Manifeste : Le manifeste communiste, Réforme ou révolution, Le socialisme et l’homme PDF

En 1951, Mao Zedong prône la rééducation des éléments déviants par le travail :  Le grand nombre de criminels emprisonnés qui attendent d’être jugés, constitue une importante force de travail. Après l’arrestation d’un suspect la durée des interrogatoires est particulièrement longue. Elle sera de manifeste : Le manifeste communiste, Réforme ou révolution, Le socialisme et l’homme PDF mois pour le détenu Jean Pasqualini.


En 1847, la Ligue communiste, nouvellement formée, demande à Karl Marx et Friedrich Engels de rédiger un manifeste exposant ses orientations et ses buts. Le Manifeste communiste est publié à Londres en février 1848, en langue allemande. Il connaît une diffusion massive à partir de 1871. Critiquant le révisionnisme d’Eduard Bernstein, Réforme ou révolution est initialement publié sous la forme d’une série d’articles, en septembre 1898 et avril 1899. Bernstein, personnalité de premier plan du mouvement socialiste allemand, rejetait un grand nombre de concepts marxistes, en se basant sur la montée de la social-démocratie et d’une
supposée stabilité du capitalisme. Che Guevara rédige en 1965 une lettre, Le socialisme et l’homme, adressée à Carlos Quijano, journaliste à l’hebdomadaire Marcha, à Montevideo. Ces textes sont un acte d’accusation contre l’aliénation, née de l’exploitation de l’homme par l’homme. Ils ont en
commun l’idée que le système capitaliste mène, par son propre développement, à la nécessité de socialiser la richesse.

Selon ce dernier il est impossible de résister aux interrogatoires ainsi :  Durant mes années de prison —raconte Pasqualini — j’ai connu un homme qui avait en fait été arrêté par erreur— il portait le même nom que la personne recherchée. L’interrogatoire a deux objectifs d’une part obtenir des aveux complets et d’autre part la  dénonciation  de nouveaux coupables. Dès le début de l’interrogatoire la mise en scène permet d’assoir l’autorité du geôlier sur le détenu. La survie oblige le prisonnier à s’adapter au milieu. Dans un premier temps il joue le rôle que ses geôliers attendent de lui, puis, son personnage prend, peu à peu, le dessus sur sa véritable personnalité. La tâche essentielle de nos installations du laogai est de punir et réformer les criminels. Pour définir concrètement leurs fonctions, elles remplissent leurs tâches dans les trois domaines suivants : punir les criminels et les garder sous surveillance.

Faire participer les criminels au travail et à la production, créant ainsi de la richesse pour la société. Nos installations du laogai sont à la fois des services de l’État et des entreprises spécialisées. Les catégories suivantes de personnes peuvent être embauchées pour être éduquées par le travail : Les contre-révolutionnaires et réactionnaires anti-socialistes dont les crimes sont mineurs et ne font pas l’objet d’une poursuite criminelle et qui ont été renvoyés des administrations du gouvernement, des organismes, entreprises, écoles et autres unités, et n’ont aucun moyen de gagner leur vie. En 2006, la Laogai Research Foundation dénombre 4 000 camps de travail, centres de détention et prisons ayant le caractère de camps laogai.

Pékin a reconnu officiellement que les marchandises produites dans ces camps rapportaient en moyenne 200 millions d’euros par an. 1983, alors que Deng Xiaoping fait de chaque laogai une entité économique autonome, le directeur de camp est devenu chef d’entreprise. Le système du laogai est estimé à plus de 1 000 camps à travers les différentes régions de la république populaire de Chine. D’après le gouvernement chinois, il concerne actuellement plus de 2 millions d’individus, mais entre 4 et 6 millions de prisonniers selon la Laogai Research Foundation. La république populaire de Chine est souvent accusée de ne pas respecter les Droits de l’homme dans les laogai. L’universitaire Lucien Bianco compare les camps nazi, le goulag soviétique et le laogai chinois. Ils ont permis aussi d’enfermer plus de victimes, dix millions pour le laogai de 1952 à 1977 et pour le goulag entre 1,5 million à 2,5 millions entre 1938 et 1953.

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