Masochisme mortifère et masochisme gardien de la vie PDF

Une dominatrice ou maîtresse est une femme qui accepte le rôle dominant dans le cadre du BDSM, et donc utilise la douleur, la contrainte, l’humiliation ou la mise en scène de divers fantasmes dans un but érogène, sous forme d’échange contractuel. La dominatrice joue, dans le cadre d’une pratique dominante, un rôle très différent de celui qu’elle incarne en tant que femme à la ville ou au foyer. La dominatrice a pour partenaire masochisme mortifère et masochisme gardien de la vie PDF masochiste. Selon Theodor Reik,  ce que le masochiste montre dans ses rapports avec la femme est d’un point de vue superficiel une expression de soumission parfaite et de servilité.


Mais ce qu’il démontre en réalité, ce qu’il exprime inconsciemment, est la volonté de conquérir en esclavage. C’est un désir instinctif très spécifique, mais je dois le répéter : ce n’est pas de l’amour authentique ! Selon Jean-Paul Sartre le masochiste paye une femme pour se faire fouetter ou humilier, ou, comme Sacher-Masoch le faisait, il utilise le grand amour que les femmes éprouvent pour lui. En particulier le masochiste qui paye une femme pour qu’elle le fouette, la traite en instrument et, de ce fait, se pose en transcendance par rapport à elle. Ainsi le masochiste finit par traiter l’autre en objet et par le transcender vers sa propre objectivité. On imagine que le masochiste idéalise la femme, qu’elle est sacrée reine et parée de toutes les vertus.

Et il ajoute :  Elle peut aller jusqu’à ressembler à une poupée, entre les mains de sa « victime » manipulatrice. Le masochiste cherche à conditionner l’attitude de la femme en vue de la faire participer à un jeu dont il entend assumer seul la direction. Dans une histoire vécue, et qui a défrayé la chronique, le narrateur Régis Jauffret parle en lieu et place du personnage principal, et s’exprime à la première personne, au féminin :  Il exigeait que je le maltraite. Une prérogative de son pouvoir absolu. Il cherche l’adoration de la maîtresse. Ou encore l’écoute d’invectives déclamées par la dominatrice, insultes qu’il ne supporterait pas dans la vie sociale. Gilles Deleuze et de Theodor Reik, des différents auteurs cités ci-dessus, ces définitions populaires sont contredites.

Selon Deleuze et Reik, un seul et unique masochisme guide la démarche, qu’il soit soft ou hard. Le programme, le sujet l’a rêvé, fantasmé. Il cherche l’actrice qui joue le rôle dominant et il lui propose un contrat ou pacte. La dominatrice va être l’actrice dans une mise en scène échafaudée par le masochiste lui-même. Le contrat ou pacte signifie qu’il y a consentement mutuel. Le prisonnier est dans l’ombre, menotté, suspendu, mistress Antoinette l’observe avant de l’interroger.

Une séance de domination féminine avec un soumis attaché sur une roue. Illustration de la dominatrice par Aubrey Beardsley. Jouer à être un enfant puni : la dominatrice, souvent dans le rôle d’une tante sévère, d’une maîtresse d’école à l’ancienne, ou d’une quelconque figure autoritaire maternelle, telle qu’une amie de la famille, représentant la seconde mère. La dominatrice invente une histoire concernant une bêtise qu’aurait faite le sujet, qui lui, serait redevenu enfant. Elle prend ce prétexte pour l’humilier, le fesser, le punir comme l’on punit un enfant.

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