Printemps Kurde (Au) PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le génocide kurde, aussi connu sous le nom d’Anfal, a eu lieu de février à septembre 1988. L’épisode le plus célèbre de ce génocide est le bombardement aux armes chimiques de la printemps Kurde (Au) PDF kurde d’Halabja le 16 mars 1988.


En mars 1987, Ali Hassan al-Majid est nommé Secrétaire général du parti Baas pour la région Nord, incluant le Kurdistan. Les opérations se décomposent en une série de huit Anfal. Premier Anfal : Sergalou et Bergalou, du 23 février au 19 mars 1988. Anfal final : Badinan, du 25 août au 6 septembre 1988. 200 000 soldats irakiens sont affectés à cette campagne de génocide qui a recours à des offensives terrestres, des bombardements aériens, des destructions systématiques de zones d’habitation civile, des déportations massives, la mise en place de camps de concentration, des exécutions sommaires et bien sûr l’utilisation massive d’armes chimiques, ce qui a valu à Ali Hassan Al-Majid le surnom d’Ali le chimique. D’après le Tribunal spécial irakien, 182 000 civils ont été tués et plus de 2 000 villages détruits.

1 754 écoles et 270 hôpitaux détruits. Où sont les tombes de tous ceux qui furent tués, et combien de corps contiennent-elles ? Moins de 50 000 serait inconcevable, ce pourrait être le double de ce chiffre. Ce ne peut pas être plus de 100 000. Frans Van Anraat est un homme d’affaires néerlandais.

Il a fourni au régime de Saddam Hussein des substances chimiques qui ont permis de produire les armes chimiques utilisées contre les Kurdes. Il vivait à Bagdad quand l’offensive américaine a commencé en 2003. Saddam Hussein, Van Anraat est retourné aux Pays-Bas. Le 23 décembre 2005, Van Anraat est reconnu coupable de complicité de crime de guerre et condamné à 15 ans de prison. En juin 2006, le tribunal spécial irakien annonce la tenue prochaine du procès Anfal impliquant Saddam Hussein et six coaccusés. Le procès débute le 21 août 2006 et Saddam Hussein est présenté en décembre 2006 au tribunal. Le procès Anfal continue pour les coaccusés en l’absence de Saddam Hussein.

Le 23 juin 2007, Ali Hassan al-Majid, Sultan Hashem Ahmed et Hussein Rashid Mohammed sont reconnus coupables de génocide et sont tous les trois condamnés à mort par pendaison. Choman Hardi, Gendered experiences of genocide: Anfal survivors in Kurdistan-Iraq, London, Routledge, 2011. Choman Hardi, « Que vous dirai-je à propos de l’Anfal ? The Crimes of Saddam Hussein – 1988: The Anfal Campaign , sur PBS Frontline World www.

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