Propos d’étymologie sociale. Tome 1, Des mots sur la grève PDF

Le terme libertaire, souvent utilisé comme synonyme, est un néologisme créé en 1857 par Joseph Déjacque pour renforcer le caractère égalitaire. L’anarchisme est un mouvement pluriel qui embrasse l’propos d’étymologie sociale. Tome 1, Des mots sur la grève PDF des secteurs de la vie et de la société. En 2007, l’historien Gaetano Manfredonia propose une relecture de ces courants sur base de trois modèles. Selon l’historien américain Paul Avrich :  Les anarchistes ont exercé et continuent d’exercer une grande influence.


Rassemblés autour de l’idée toute simple que la langue est d’abord un produit social héritier des conflits dans lesquels elle s’est trouvée à la fois militante, médiatrice et dépositaire, ce recueil d’articles et de chroniques illustre en partie un vocabulaire sollicité par les dissensions sociales, celui de la grève. On y verra comment se met en place – au XIXe siècle surtout – la résolution symbolique des conflits, soit dans des consensus provisoires sur le sens, des tabous ou des novations en langage, soit par des mots flous que déchirent des sémantismes et des appropriations contradictoires. Aucun terme de ce champ qui ne soit en même temps enjeu de polarisation, de modalisation, de coloration ou d’exclusion. Condamnation des Crics et des coalitions, phagocytages de peuple et d’ouvriers, opprobre sur les jaunes, aménagement patient des confréries, des compagnonnages, des mutuelles, des bourses et du syndicalisme confédéré, brandissement du Grand Jour puis du Grand Soir, rejet officiel dans les argots ou reprise à contre-courant des tenants du parler populaire… A la limite, l’incertitude de la désignation (association, grève) tendrait à faire oublier les enracinements du vocabulaire au cœur des représentations sociales et à faire croire aux définitions minimales et abstraites des dictionnaires. Or, il parait clair aujourd’hui que le mythe d’une langue qui serait neutre a définitivement vécu. Les mots ne sont pas grains de sable sans poids dans le vent de l’histoire. Ils sont le vent et l’histoire.

L’anarchie est le plus haut degré de liberté et d’ordre auquel l’humanité puisse parvenir. L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre. Pour ses partisans, l’anarchie n’est justement pas le désordre social. Article détaillé : Étymologie du terme anarchie. L’étymologie du terme désigne donc, d’une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d’origine.

Articles détaillés : Précurseurs de l’anarchisme et Histoire de l’anarchisme. Pierre-Joseph Proudhon, Idée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle, 1851. L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social autoritaire. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.

L’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition. La Fédération Anarchiste Coréenne instaura en 1929 une Commune révolutionnaire sans État en Mandchourie sur un ensemble de territoires regroupés en coopératives libertaires et unissant 2 millions de paysans et de guérilleros pour lutter contre l’invasion japonaise. Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité. D’autres pensent que le concept d’ordre n’est pas moins  artificiel  que celui d’État. Ces derniers pensent que la seule manière de se passer des pouvoirs hiérarchiques est de ne pas laisser d’ordre coercitif s’installer. Les anarchistes se distinguent de la vision marxiste d’une société future en rejetant l’idée d’une dictature qui serait exercée après la révolution par un pouvoir temporaire : à leurs yeux, un tel système ne pourrait déboucher que sur la tyrannie. Pierre Kropotkine voit pour sa part la société libertaire comme un système fondé sur l’entraide, où les communautés humaines fonctionneraient à la manière de groupes d’égaux ignorant toute notion de frontière.

Article détaillé : Qu’est-ce que la propriété ? Pierre-Joseph Proudhon expose les méfaits de la propriété dans une société. Ce livre contient la citation célèbre  La propriété, c’est le vol ! Par la suite ce refus de la propriété évolue selon les différents courants d’anarchisme, individualistes ou collectivistes. Réflexions sur l’anarchisme, Maurice Fayolle, Volonté Anarchiste, no 1, 1977. Articles détaillés : Anarchisme sans adjectifs et Synthèse anarchiste. Sous l’influence des communistes libertaires, dont Pierre Kropotkine et Élisée Reclus, émerge ensuite le projet d’une réorganisation de la société sur la base d’une fédération de collectifs de production ignorant les frontières nationales.

Le second,  syndicaliste , vise à faire du syndicat et de la classe prolétaire, les principaux artisans tant du renversement de la société actuelle, que les créateurs de la société future. Articles détaillés : Socialisme libertaire, Communisme libertaire, Anarcho-syndicalisme et Marxisme libertaire. Lucy Parsons, militante ouvrière  Plus dangereuse que mille émeutiers  selon la police américaine. L’anarchisme proudhonien se manifeste par l’attachement à la propriété individuelle et à l’entraide entre communautés et ateliers. Le marxisme libertaire, qui s’inspire des écrits de Maximilien Rubel, est théorisé par l’écrivain Daniel Guérin.

Ce courant reprend parfois la notion de communisme libertaire présenté ci-dessus. Le postanarchisme qui s’inspire de la pensée post-structuraliste et post-marxiste. Le sionisme libertaire est un courant politique qui naît après le sentiment d’échec de l’action révolutionnaire des Juifs à l’issue des grands pogroms des années 1890. L’ensemble de ces courants se caractérise par une conception particulière du type d’organisation militante nécessaire pour avancer vers une révolution. Les individualistes nient la nécessité de l’État comme régulateur et modérateur des rapports entre les individus et des accords qu’ils peuvent passer entre eux.

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