Toutes les familles PDF

Ce dispositif permet à toutes les familles PDF’élève d’apprendre le tracé des lettres sans se préoccuper de la tenue du feutre. L’adulte produit dans la farine le premier tracé de la lettre en le verbalisant. L’enfant le reproduit et nous poursuivons ainsi jusqu’à ce que la lettre soit complète. Nous nous appuyons sur des repères graphiques : des petits animaux que les enfants retrouveront sur les fiches pour la majuscule d’imprimerie et des billes plates pour la cursive.


Si, comme l’écrit Tolstoï, chaque famille malheureuse l’est à sa manière, celle de Pietro a sa façon bien à elle de l’être, faite de non-dits qui se transmettent de génération en génération. Mario, le grand-père de Pietro, a fait la guerre sur le front russe et en est rentré si traumatisé qu’il n’a plus jamais réussi à vivre une vie normale, finissant ses jours dans une institution spécialisée. Sa fille Giovanna, la mère de Pietro, qui a reçu cette souffrance en héritage, s’en arrange sur un mode excentrique, se levant en pleine nuit pour cuisiner de bons petits plats. Pietro, lui, demande aux élèves de l’école primaire où il enseigne d’enregistrer les bruits de chez eux afin de les commenter en classe, et finit par découvrir que si sa compagne Sara et lui n’arrivent pas à avoir d’enfant, c’est parce qu’il ne ‘fonctionne pas correctement’, puisque Sara tombe enceinte d’un autre après leur séparation. Pour sortir de cette spirale, il entreprend alors un long voyage vers les rives du Don, dans les steppes du sud de la Russie, sur les traces de Mario, sans trop savoir ce qu’il y cherche mais bien décidé à se trouver lui-même.

Habité par le souffle de l’histoire, mais aussi par les joies et les douleurs d’une famille, Toutes les familles est le ‘roman russe’, fort et poignant, de Bajani, couronné en Italie par le prestigieux Premio Bagutta, au palmarès duquel on trouve avant lui Gadda, Calvino, Bassani et Sciascia.

L’enfant tente à son tour d’enchaîner tous les gestes. En fonction du niveau de l’élève, les repères sont retirés de la farine. Au fur et à mesure de nos apprentissages, l’Abécédaire tactile s’enrichit de nouvelles lettres. Il constitue un référent permanent, que l’on peut venir utiliser lors des nombreuses occasion d’écrire en maternelle. Le tracé d’une lettre s’il n’est pas employé régulièrement, peut s’oublier.

L’abécédaire à toucher peut réactiver à tout moment ce savoir. Dans notre classe, les lettres à toucher sont collées sur de petites pommes, les cursives d’un coté, les majuscules de l’autre. Le f en cursive est trop grand pour être placé au dos du F majuscule. Nous aurions pu le réduire, mais il nous semble important que les rapports de taille entre les lettres soient respectés. Il est donc le seul placé à côté. Les fiches sont glissées sous une pochette transparente de bonne qualité pour être utilisées avec un feutre effaçable à sec.

La fiche devient alors un support ou l’erreur, le tâtonnement, l’expérimentation est possible, ce que ne permet pas un simple format papier. L’enfant retrouve sur la fiche les mêmes repères que dans la farine. 1- L’enfant retrouve les points de départ et sens du tracé. Il doit poser son feutre sur le plus gros bouton et suivre la craie orange.

J’ai choisi délibérément de ne pas mettre de flèches. Elles constituent un codage supplémentaire inutile et incompréhensible de certains jeunes enfants. Le chemin de lettre est très large : il intègre une certaine irrégularité de tracé, que ne permettrait pas le pointillé dont on « déborde » facilement. Lors de la présentation des premières fiches, je suis intraitable sur le respect de ce mode d’utilisation. Cette rigueur nous permet ensuite de laisser les enfants travailler en autonomie sur le fichier.

2- Le chemin de la lettre est plus fin. 3- Les indications sur le sens du tracé disparaissent. Cela oblige l’enfant à le retrouver et le mémoriser. 4- L’élève doit écrire sans le chemin de la lettre. Mais il peut encore s’appuyer sur les repères pour érire. 5- Les repères iconiques disparaissent pour un tracé presque autonome.

Tracer de haut en bas ? Les enfants sont souvent amenés à tracer les verticales de haut en bas sur le fichier. Dans cette optique, il m’a semblé intéressant d’appliquer ce principe dès l’apprentissage de la majuscule. Toutefois, si je suis exigeante lors de l’utilisation du fichier, lorsque l’enfant écrit un mot en majuscule, je tolère d’autres façons de tracer, quand la lettre est lisible. Le principal est que l’enfant s’approprie des mots, un plaisir d’écrire, sans prendre de mauvaises habitudes.

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