Un Siecle de Progres Sans Merci PDF

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CONNAISSEZ-VOUS h ou la constante de Planck? À moins d’être physicien, il y a fort à parier que non. Introduite en 1899, elle a pourtant influé sur les récentes péripéties de la vie sur Terre plus qu’aucun autre événement scientifique, politique ou économique. Ce livre part du postulat qu’il est impossible de comprendre l’histoire contemporaine sans prendre en compte le développement des connaissances rationnelles et des idéologies qui accompagnent ces progrès. L’histoire du xxe siècle est ici retracée à partir de la découverte par les physiciens berlinois de cette quatrième constante universelle, qui va modifier notre représentation du monde et devenir l’une des principales clés de la domination techno-scientifique: le XXe siècle comme on ne l’avait encore jamais raconté. Soudain, grâce à cette clé universelle, tout s’explique. Tout, du moins, des soubassements et déterminations matérielles de l’époque contemporaine. Mais que reste-t-il du facteur humain face au Progrès sans merci et que pèsent toutes les histoires restées silencieuses? Ancien ingénieur, Jean Druon s’attache à documenter ce qui arrive. II a notamment réalisé la version film de Un siècle de Progrès sans merci, ainsi que Alerte à Babylone et dernièrement Ici et là, quelques choses de notre histoire.

Chantier participatif en écoconstruction : solidaire, écologique, pédagogique et festif ! Nima’Sadi de partage et d’expérimentation sur autoproduction – les activités associatives de Passerelle Eco. Qu’est ce qui est en train de tuer nos abeilles ? Promotion de la traction animale moderne dans les vignes ! Semences : quelles sélections et variétés pour la qualité ? La PAC, nouvelles orientations 2014 – 2020.

Faut il enterrer les semences rustiques dans un bunker mausolée ? L’homéopathie soigne-t-elle la maladie de la langue bleue ? La BIO est elle soluble dans le chimique ? La guerre de l’ortie aura-t-elle lieu ? Claude Bourguignon est également auteur de la préface du livre « Introduction à la Permaculture ». Claude BOURGUIGNON Microbiologiste des Sols A ce stade de la complexité des questions soulevées par notre rapport actuel à l’environnement, à l’Agriculture, il est utile d’écouter maintenant ce que Claude Bourguignon nous expliqua en 1991, lors d’une rencontre-entretien réenrichie en 1994. Qu’est-ce que c’est pour vous, un sol ?

Bourguignon : Le sol est une matière vivante complexe, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère qui sont des milieux relativement simples. Vous savez, le sol est un milieu minoritaire sur notre planète : il n’a que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique de la surface – les humus. Et dans ce sol, très mince, il y a beaucoup plus d’êtres vivants que sur le reste de la surface de la terre. Il est extrement mal vu dans notre société. Il est source centrale de mort dans la vision pasteurienne. Les microbes sont fondamentaux pour la vie.

C’est le moment où vos ennuis commencent avec l’Inra ? L’Inra a rejeté en bloc l’agriculture biologique, bio-dynamique, sans l’avoir jamais étudiée ! C’est une faute professionnelle grave de la part de cet Institut face à la déontologie scientifique. C’est là où il a perdu sa liberté.

Ce n’est plus réellement un Institut d’état. C’est un Institut au service des grandes entreprises marchandes d’engrais. Plus de la moitié des commandes de thèses de l’Inra proviennent d’elles. Et il n’y a pas que l’Inra. Quelle a été votre démarche au début de vos recherches ? Claude Bourguignon  : J’ai essayé de comprendre pourquoi certains sols étaient plus vivants que d’autres. Cela varie en fonction des modes de cultures choisis.

Traditionnellement, on fertilisait le sol avec de l’humus, l’argile était marnée et on utilisait un liant, le calcium souvent. On mélangeait l’ensemble au compost que l’on répandait sur le sol. Les engrais verts, eux, favorisaient les microbes minéralisateurs. Quelle est votre vision du rapport de l’homme à la terre, et à l’agriculture ? Claude Bourguignon  : L’agriculture est d’abord l’histoire tragique de 15 000 ans de famine.

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